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Les actus du Labo de la Mission Société Numérique

La médiation aux données n’est pas le sujet le plus facile ni le plus médiatisé : les enjeux sont pourtant de taille.

Un InfoLab a vu le jour à Grenoble, dans le cadre du Tiers lieu La Turbine. Sur le même modèle qu’un FabLab, mais destiné à la découverte des données numériques, l’InfoLab est un espace de découverte autour des données numériques.

Il propose aux citoyens, entrepreneurs, collectivités locales, et toute personne que le souhaite de se familiariser avec les données. L’InfoLab organise des sessions de formations, des ateliers visant à décrypter et construire des datavisualisations par exemple.

L’InfoLab entend « promouvoir la capacité des individus à se saisir des données numériques pour en faire les outils et participer à la création de communs numériques. Que ce soit en contribuant à alimenter la base de données cartographiques libre OpenstreetMap, en cartographiant des territoires laissés pour compte dans le monde dans une session Missing Map ou bien encore en partageant leurs données de mesure de la qualité de l’air ».

Avec le Grenoble CivicLab, il accompagne les citoyens qui souhaitent prototyper une solution numérique à des défis urbains autour des enjeux de déchets, de sobriété énergétique, de nouvelles formes de socialité ou de déplacements en ville.

Pour sa seconde édition, Grenoble CivicLab invite citoyens, étudiants, entrepreneurs, associations, acteurs publics, artistes, professionnels du numérique ou simples usagers à « relever de nouveaux défis destinés à améliorer la ville et la vie locale autour d’enjeux touchant aux énergies renouvelables, au tri des déchets, à la ville nocturne, aux parades possible à la chaleur estivale ».

La charte des InfoLabs

L’Infolab, un espace pour découvrir et maîtriser ensemble les données numériques.

Au cœur de la révolution numérique, les données décrivent et quantifient notre environnement : par exemple, par des hauteurs, durées, vitesses, poids, températures, localisations, usagers, pulsations cardiaques, horaires, prix, concentration, matériaux, opinions, votes, évaluations, etc., qui sont accessibles par les outils numériques.

De nombreuses actions de notre quotidien sont rendues possibles ou contraintes par des données, tel que se déplacer dans la ville grâce à un GPS. Comprendre et agir avec les données numériques est désormais l’affaire de tous et les Infolabs sont un moyen de les rendre accessibles, compréhensibles et maîtrisables.

L’Infolab est un espace d’accueil et de rencontre pour partager et comprendre, transformer voire bâtir avec les données numériques : des choses, des projets, essentiels, utiles ou futiles, souvent nouveaux parfois bluffants !

Les 4 valeurs de l’Infolab

  • L’Infolab est un espace d’accueil ouvert. Il recherche la diversité et la complémentarité des publics, des talents, et des envies.
  • L’Infolab est un espace accessible. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait de longues études pour comprendre et y partager des choses.
  • L’Infolab privilégie le collectif et la collaboration. Le croisement est à la source des idées les plus neuves et les plus enrichissantes.
  • L’Infolab, si possible, est un lieu d’accueil continu. A tout moment chacun peut participer aux animations en cours et réaliser ses projets.

Les 3 missions de l’Infolab

  • Découvrir : L’Infolab vous fait découvrir toute la richesse du monde des données numériques : chercher, voir, découvrir, manipuler, collecter, produire des données.
  • Accompagner : L’Infolab vous guide et apporte un cadre à vos apprentissages. Il héberge, facilite voire propose des formations, rencontres, conférences, groupes de travail, etc.
  • Produire : L’Infolab soutient, fait émerger, accompagne des réalisations et des projets fondés ou transformés par les données.

L’article DataLiteracy : un InfoLab explore à Grenoble la médiation numérique autour des données est apparu en premier sur Laboratoire d'Analyse et de Décryptage du Numérique.


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Le 24 avril 2019, la direction générale des finances publiques a ouvert et mis en ligne donnees qu’elle détient sur les ventes de biens immobiliers et de biens fonciers non bâtis réalisées au cours des cinq dernières années.  Pour que cette  base de données DVF ( « Demande de valeur foncière »)  puisse être visualisée sur une carte sans qu’il soit nécessaire de les télécharger, ou de les manipuler, la mission Etalab a développé une application web : app.dvf.etalab.gouv.fr.

Etalab pensait ainsi atteindre un public plus large que la communauté de l’open data.

« Contre toute attente », explique la mission Etalab sur son blog, « notre application web a reçu plus d’un million de visites en moins de deux semaines … La couverture presse a amené un public plus large sur l’application ; un public venu chercher des informations sur ses propres transactions, dans le cadre d’un projet immobilier, ou simplement curieux des prix pratiqués dans certains quartiers. Et les avis d’utilisateurs se sont multipliés, nous amenant à apporter encore de nombreuses modifications à l’application ».

La Mission etalab tire, sur son blog, une série d’enseignements de cette réalisation et succès qu’elle a rencontrée.

  • Les visualisations touchent plus de monde que les données brutes: « Alors que app.dvf.etalab.gouv.fr a été développé comme un complément à la base des demandes de valeurs foncières, l’application a vite attiré plus de visiteurs que les données DVF elles-mêmes — publiées quant à elles sur data.gouv.fr. Le site qui devait introduire les données brutes s’y est donc rapidement substitué. Parallèlement, ce qui n’était qu’une petite application développée en peu de temps et avec peu de moyens au sein d’Etalab, a souvent été présenté dans la presse comme le produit principal de cette opération ».
  • Bien configurer un serveur n’est jamais une mauvaise idée: « Il est possible de gérer un afflux conséquent de visiteurs sans se ruiner. Nous avons ainsi pu accueillir plus de 180 000 personnes sur l’application lors de la seule journée du vendredi 4 mai, sur un serveur relativement modeste, et en limitant les rejets grâce à des choix technologiques prudents ».  
  • Documenter n’est pas une perte de temps: « Pour donner un peu de contexte aux visiteurs, et répondre aux questions qui revenaient souvent à nos oreilles, nous avons mis en ligne une FAQ (Foire Aux Questions) quelques heures après la publication de l’application ».  
  • Recueillir des avis permet d’améliorer l’expérience utilisateur: « En plus des problèmes de compatibilité de l’application avec certains navigateurs, la mise en place du questionnaire « Votre avis nous intéresse » nous a permis d’identifier d’autres problèmes : nous nous sommes ainsi rendu compte que plusieurs utilisateurs ne comprenaient pas vraiment comment marchait l’application. (…) Nous en avons retenu que nous ne sommes pas nos utilisateurs et que rien ne remplace les avis de personnes venues de l’extérieur ».
  • Rendre le code public le rend meilleur: « Mettre le code d’une application en cours de développement sur GitHub, dans un dépôt public, revient à exposer un travail inachevé, encore loin d’être parfait. Mais la publication du code nous a aussi permis d’obtenir des avis très utiles ».  
  • Les critiques font partie du jeu: « Si nous avons reçu des félicitations, nous avons aussi reçu quelques critiques. Certaines critiques étaient constructives, d’autres l’étaient un peu moins. De notre côté, nous savions que notre application étaient loin d’être parfaite. Nous avons donc capitalisé sur les critiques utiles, celles qui nous tiraient vers le haut, sans nous attarder sur les autres ». 

 

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Dans l’attente des résultats de l’enquête  statistique sur les conditions de travail,  une enquête réalisée en 2017  par le CEREQ auprès de 6 741 salariés  a permis de réaliser une typologie des utilisateurs des outils numériques en entreprise.

Selon cette enquête,   en 2017, 84 % des salariés utilisent au moins une fois par mois dans un but professionnel, un ou plusieurs outils connectés à un réseau interne ou externe tels que le mail, intranet, la gestion documentaire partagée, des services dématérialisés, des sites Internet, les réseaux sociaux, une messagerie instantanée, des blogs ou des forums.

Comment les salariés utilisent-ils les TIC dans le cadre de leur travail ? Pour répondre à cette question, Marion Lambert (Céreq) a construit une typologie qui repose sur la prise en compte des types d’outils utilisés ainsi que les raisons de cette utilisation telle que déclarées par les salariés.

  • Les « nomades » (16 % des salariés) : ils se différencient par un recours très important aux outils de communication instantanée. En lien avec leur communauté professionnelle, ils utilisent intensément les réseaux sociaux. Il s’agit surtout pour eux de maintenir le contact, notamment lorsqu’ils travaillent en dehors des locaux de leur entreprise. Ces technologies nomades, associées à des pratiques favorisant la communication et le partage, contribuent à la mise en place d’un travail collaboratif. Cet environnement est d’autant plus encouragé que les pratiques de management et la « culture » d’entreprise rendent propices les coopérations entre salariés. Plus souvent diplômés du supérieur (63 % ont un diplôme supérieur au bac), ces salariés occupent en conséquence plus souvent des postes qualifiés (58 % sont cadres) dans de grandes entreprises des secteurs des services aux entreprises et de la finance/assurance. En toute logique, les professions les plus fréquemment représentées dans ce premier profil sont celles d’ingénieurs en informatique, d’employés administratifs et de cadres commerciaux.
  • Les « relation clients » (16 % des salariés) : forts utilisateurs du mail et des moteurs de recherche, ce sont également des salariés très connectés. Ils se distinguent par un usage des TIC essentiellement orienté vers la communication sur leur entreprise et la gestion de la relation avec leurs clients ou prestataires. Ce sont plus souvent des diplômés du supérieur (59 % ont un diplôme supérieur au bac) et des femmes (46 % contre 38 % dans l’ensemble), occupant plutôt des postes qualifiés (agents de maîtrise) dans des entreprises du commerce. Les professions paramédicales, d’attachés commerciaux et de secrétaires sont ici surreprésentées.
  • Les « tâches en ligne » (25 % des salariés) : si leur utilisation est très orientée vers la recherche d’information, les salariés de cette classe se distinguent en outre par un recours à des outils qui facilitent la coordination en interne. En automatisant un processus allant de la demande à la décision, ces outils permettent également l’information des personnes concernées. Diplômés du supérieur, ces salariés occupent des postes d’agents de maîtrise ou de techniciens avec une ancienneté moyenne plus importante que les autres (27 % ont plus de 20 ans d’ancienneté, contre 19 % pour l’ensemble). Les professions d’employés administratifs, de la banque et des assurances, de secrétaires et de techniciens de la maintenance y sont surreprésentées.
  • Les « recherche d’emploi » (13 % des salariés) : dans le cadre de leur activité, ils ont un recours aux outils connectés assez faible et lorsqu’ils les utilisent, c’est avant tout pour se documenter ou rechercher un emploi, des tâches assez périphériques à leur travail.  Très jeunes (42 % sont âgés de moins de 35 ans), ils sont moins diplômés que la moyenne (la moitié n’ont pas le bac) et occupent des postes d’employés ou d’ouvriers. Ils travaillent plus souvent dans de très petites entreprises (près de la moitié d’entre eux sont dans une entreprise de moins de 20 salariés) des secteurs du transport et de l’hôtellerierestauration. Les professions d’employés de l’hôtellerie et de la restauration, d’infirmiers et de conducteurs de véhicules y sont surreprésentées.
  • Les « distants » (14 % des salariés) : leur recours aux outils connectés, très faible, se limite au mail et à l’intranet. Moins orientés vers la recherche d’information et la communication, l’utilisation des outils informatiques offre peu d’occasion d’échanges et de partages. Peu diplômés, ces salariés occupent plus souvent des postes d’employés ou d’ouvriers qualifiés dans des fonctions de production et d’exploitation. Ils exercent plus souvent dans les secteurs des transports et de la fabrication de produit industriel, au sein de structures de taille moyenne (250 à 449 salariés). Les professions d’agents d’entretien, de vendeurs, de conducteurs et d’ouvriers qualifiés de l’industrie y sont surreprésentées.

 

16 % de salariés « non connectés »

Cette typologie n’épuise pas la population étudiée, qui comprend également 16 % de salariés « non connectés » qui n’utilisent aucun de ces outils. Ce qui n’exclut pas l’utilisation occasionnelle d’un équipement numérique : 24 % d’entre eux ont ainsi recours à un ordinateur dans leur travail, mais leur usage ne nécessite pas une connexion à un réseau interne ou externe.

  • Ces salariés sont plus âgés que la moyenne (55 % ont plus de 45 ans), plus souvent des hommes, peu diplômés (1/4 n’ont aucun diplôme) et occupent des postes peu qualifiés. Ils exercent des fonctions de production, de chantier, de gardiennage ou de nettoyage, dans les secteurs de la construction ou de l’industrie agroalimentaire.
  • Les professions d’ouvriers du bâtiment, d’ouvriers des industries de process, de conducteurs de véhicules et d’agents d’entretien, sont surreprésentées.

En additionnant salariés « distants » ou « non connectés », c’est près d’un tiers des salariés, en 2017 qui n’utilisent donc pas ou peu les outils numériques.

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L’usage du numérique s’est largement répandu ces dernières années, dans les associations. Sept bénévoles sur dix, déclaraient en 2016, communiquer par mail avec les autres membres de leur association, et plus de six sur dix affirmaient utiliser Internet dans le cadre de leurs missions (recherches, comptes rendus, veille…).

Le numérique a continué en 2018 de bousculer et de transformer le secteur associatif. L’année 2018 a, notamment, avec le lancement d’un plan national de formation au numérique pour les associations, le déploiement d’ICT4NGO (une plateforme d’évaluation des compétences numériques pour le secteur associatif) et le lancement d’OpenAsso, un nouvel outil au service des associations.

Associations : de forts besoins d’accompagnement subsistent en matière numérique

Comme tous les ans, Recherches & Solidarités mène une enquête auprès de responsables associatifs. Cette enquête annuelle permet de faire régulièrement le point sur la situation des associations, le moral de leurs dirigeants ainsi que leurs attentes.

L’enquête 2016 avait mis en relief l’importance croissante des outils numériques dans la gestion, dans le fonctionnement comme dans la communication des associations. Le recours au financement participatif, le recueil des dons en ligne ou les applications, encore peu utilisés, aiguisaient déjà la curiosité de beaucoup de dirigeants et de bénévoles. Ils attendaient également beaucoup des outils numériques pour faciliter et encourager l’implication des bénévoles, mais restaient réservés sur leur pouvoir attractif. « Attirer des bénévoles via des annonces en ligne est une chose, s’assurer que leurs attentes correspondront aux besoins de l’association et qu’ils resteront mobilisés pour elle, en est une autre ».

L’enquête 2 018 met en lumière de forts besoins d’accompagnement dans cinq domaines :

  • Diversification, recherche de financements, révision du modèle économique : 54 %
  • Recherche et recrutement de nouveaux bénévoles : 47 %
  • Outils de communication (numériques ou non) : 41 %
  • Formation, développement des compétences bénévoles : 35 %
  • Développement de l’activité, évolution du Projet associatif : 35 %
  • Usages numériques autres qu’en communication : 34 %

Les auteurs de l’étude  pointent « le retard pris en matière de communication numérique où les associations devraient jouer les premiers rôles ».

  • « Avec la baisse des subventions publiques et la fin des contrats aidés, les associations voient certaines de leurs sources de financement diminuer drastiquement, et leurs leviers de fonctionnement fortement remis en cause » notent les auteurs de l’étude. Contraintes de repenser leur modèle socio-économique, beaucoup se tournent vers les plateformes de financement (ex : France Active) ou liés aux institutions du mécénat (ex : Admical), vers les fondations ou vers les entreprises elles-mêmes.
  • La deuxième préoccupation des dirigeants associatifs a trait au bénévolat : recrutement, fidélisation et formation. La majorité des dirigeants associatifs n’attend pas spécialement d’être accompagnée, dans ce domaine, par qui que ce soit et compte sur leurs propres forces.
  • En matière de communication, ce sont plutôt les plus grandes associations qui expriment un souhait d’accompagnement : notamment de la part des entreprises, « sans doute pour professionnaliser un secteur de plus en plus névralgique pour l’image des associations, qui non seulement entrent en concurrence entre elles sur la ressource bénévole, mais qui n’ont plus le même monopole de l’associativité, face au développement de formes d’organisation moins formelles et au bénévolat informel « du coin de la rue » »,  notent les auteurs de l’étude.
  • Des attentes, enfin, quant à l’utilisation de solutions par Internet.

L’étude, enfin,  met en évidence une différence persistante entre grandes associations et petites associations (au budget annuel inférieur à 10 000 euros), qui représentent plus de 70 % des associations en France : ces dernières restent davantage en attente d’un soutien des services publics comme ceux d’une mairie, d’une intercommunalité, ou des Centres de ressources et d’informations pour les bénévoles (CRIB) et des Points d’appui à la vie associative (PAVA).

OpenAsso : un nouvel outil au service des associations

Le 5 juin 2018 a été officiellement lancé OpenAsso, nouvelle plateforme collaborative gratuite consacrée à la vie associative. Elle permet de trouver des réponses concrètes aux interrogations des acteurs du monde associatif. La plateforme est destinée à rassembler le plus grand nombre d’associations et à permettre un partage d’expérience entre les acteurs du secteur.

OpenAsso est un espace où les responsables associatifs peuvent se rendre pour apprendre, partager leur savoir et faire progresser leur association.

Fondée à l’initiative d’AssoConnect, de Solidatech et de Recherches & Solidarités, la plateforme OpenAsso.org regroupe de grands acteurs du secteur. Avec la volonté d’être le « plus collaboratifs possible » dès la conception du projet, la plateforme a été construite avec les apports de nombreux partenaires reconnus.

Chaque structure y apporte son savoir-faire spécifique : Ligue de l’enseignement (30 000 associations), Animafac (étudiants et jeunes actifs), Le Mouvement Associatif (fédération de fédérations), Fidal (premier cabinet d’affaires en France), Tous Bénévoles, Relations d’Utilité Publique, Accointance (conseil et formation en financements associatifs), Samson Conseil & Formation, DigitESS, l’Association Française des Fundraisers et carenews.com. À ces partenaires s’ajoute une cinquante d’experts sur des thématiques précises.

Le rassemblement des plus grands acteurs associatif permet de proposer cette plateforme gratuitement tout en gardant comme objectif une forte exigence de qualité. Communication, comptabilité, juridique, numérique, ressources humaines, tous les aspects pratiques du quotidien sont abordés. Quelle que soit la taille de sa structure, un responsable associatif peut poser une question et la communauté d’OpenAsso s’engage à y répondre.

Quartiers : des associations et des acteurs de la médiation numérique parmi les lauréats de #TremplinAsso

Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les associations participent activement à la cohésion sociale et territoriale.

Parmi les 44 projets retenus par le Ministère de la Cohésion des Territoires, dans le cadre de la Mobilisation nationale pour les habitants des quartiers, plusieurs déploient des projets numériques ou sont portés des acteurs reconnus de la médiation numérique : Association française des petits débrouillards (premier réseau national d‘éducation populaire à la science et par la science), Emmaüs Connect (active sur le terrain, depuis 2013, au plus près des besoins des personnes en insertion, des professionnels qui les accompagnent et des collectivités), LePoleS (une association d’insertion professionnelle et de formation au numérique active dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville en Ile-de-France), Unis-Cité (une association qui a noué des partenariats avec de nombreuses collectivités autour de la médiation numérique : recrutement et formation des volontaires du service civique), Wimoov (qui développe des plateformes de mobilité au plus près des besoins des personnes en situation de fragilité, à l’échelle des territoires urbains, périurbains et ruraux) et Zone d’expression prioritaire (un média web porté par une équipe de journalistes professionnels qui soutient les jeunes dans leur volonté de témoigner et de s’emparer de l’actualité comme de tous les sujets qui les concernent). La suite

L’association Zellidja primée par le Mouvement Associatif dans la catégorie « pratiques numériques »

Le Mouvement associatif a lancé en 2018 Les Waldeck, un Prix pour valoriser les dynamiques associatives. A travers ce prix, le Mouvement Associatif entend soutenir les démarches originales mises en place par les associations autour de 4 enjeux : l’emploi, l’engagement, les coopérations plurielles et les pratiques numériques. Pour cette première édition, 212 associations, de différentes tailles, de divers secteurs et issues de la France entière avaient présenté leurs candidatures.

Dans la catégorie Pratiques Numériques, le jury a retenu Zellidja, une association qui œuvre pour la mobilité des jeunes. Zellidja propose, par l’octroi d’une bourse, à des jeunes de développer des compétences transversales, leur engagement et leur curiosité par la conduite d’un projet, à savoir la réalisation et la formalisation d’un voyage thématique « à la rencontre de l’autre ». Chaque année, Zellidja accompagne plus de 180 candidatures et distribue 110 bourses de la Fondation Zellidja a été récompensée par le jury pour sa plateforme numérique Zellidja.com. La suite

Le numérique, facilitateur  du bénévolat dans les associations

Selon une enquête commandée par France Bénévolat et réalisée par l’IFOP, 25 % des Français donnaient en 2016 du temps à une association (23 % en 2010 et 24,6 % en 2013). Au-delà de ce socle d’un Français sur 4, le rapport « La France bénévole 2018, Franchir le pas », s’interroge sur « le passage à l’acte d’environ 15 millions de Français potentiellement bénévoles. Ici, comme sur bien des plans, Internet apparaît comme un facilitateur et un accélérateur. Les associations peuvent s’appuyer sur leur propre site et sur les réseaux sociaux pour proposer des missions bénévoles ». Des offres de bénévolat sont en ligne sur les sites d’associations dédiées comme Tous Bénévoles, France Bénévolat, Bénénova, ou sur des plateformes comme DiffuzLa suite

Des ressources stratégiques et pratiques pour assurer la transition numérique des associations

Le Point d’Accès au Numérique Associatif (PANA) propose une série de fiches pratiques et un guide pratique pour aider les associations « à se saisir des opportunités numériques pour leur organisation et leurs activités. But de ces ressources : pouvoir les utiliser comme une trame d’un atelier organisé ou l’envoyer directement par email à une association ayant besoin de ressources sur le sujet ».

  • Communiquer sur Internet (des indications sur la mise en place d’une stratégie de communication sur Internet, des bonnes pratiques pour créer un site, utiliser les réseaux sociaux, envoyer des mailings, un ensemble d’outils numériques recommandés).
  • Réaliser un diagnostic numérique (connaître les étapes d’un premier diagnostic numérique, être en mesure de faire l’état des lieux des pratiques numériques d’une association et être capable de mettre en place des premières actions pour aller plus loin
  • Le financement participatif  (chiffres clés sur le financement participatif en France, les bonnes questions à se poser avant de lancer une campagne de financement participatif, des conseils pour bien mobiliser autour de sa campagne et être performant).
  • La Réglementation Générale sur la Protection des Données-RGPD (connaître les étapes pour être en règle sur la protection des données personnelles, être capable de mettre en place les actions nécessaires).
  • Collaborer grâce aux outils numériques (bien cerner les enjeux du travail collaboratif, connaître les outils et bonnes pratiques de collaboration, faciliter le travail à distance.)
  • 5 étapes pour intégrer un outil numérique dans son association (bien cerner les enjeux autour de la mise en place de nouveaux outils numériques, connaître les bonnes pratiques pour une appropriation optimale d’un outil numérique par une association).
  • Le guide des outils numériques : plus de 30 outils pour 10 besoins identifiés ( créer un site Internet ; créer ou retoucher un visuel ; envoyer des emails ; envoyer des newsletters ; gérer les réseaux sociaux ; collaborer sur des documents ; archiver des documents ; suivre des projets ; faire de la veille de contenus ; gérer son association d’un point de vue RH et comptable).

1000 professionnels du web appellent leurs collègues à apporter leurs compétences aux associations

Webassoc est à l’initiative de l’appel  Changer le monde : l’appel de 1000 professionnels du web engagés bénévolement. Webassoc est une communauté de professionnels du web qui aident les associations humanitaires, de solidarité et d’environnement à se renforcer avec internet, complètement bénévolement. La communauté Webassoc réunit aujourd’hui près de 1000 professionnels du web et aide chaque année plus de 1500 associations humanitaires, caritatives et environnementales.

Une enquête à venir sur les usages numériques dans les associations

Recherches & Solidarités s’est associé à Solidatech  pour réaliser un baromètre inédit sur la place du numérique dans le projet associatif. Après les éditions 2013 et 2016, une nouvelle édition du baromètre est en préparation, avec pour objectifs :

  • Actualiser les constats et les enseignements des enquêtes de 2013 et de 2016.
  • Appréhender finement les besoins et les freins que rencontrent les associations pour accéder au numérique et se l’approprier dans de bonnes conditions.
  • Partager ce nouvel état des lieux avec les acteurs associatifs (salariés, dirigeants, autres bénévoles et adhérents le cas échéant) : les sensibiliser, les alerter sur les risques éventuels, les guider dans leurs approches.
  • Partager ces constats également avec les acteurs du numérique pour qu’ils s’adaptent au mieux aux besoins des associations dans la conception des outils, dans l’approche pédagogique et dans l’assistance qu’ils peuvent apporter aux acteurs associatifs.
  • Aider et mobiliser les pouvoirs publics et les structures d’appui à la vie associative pour qu’ils apportent des réponses adaptées aux besoins d’accompagnement des associations sur l’usage du numérique.

Solidatech est un programme de solidarité numérique dédié aux associations, fonds de dotation, fondations reconnues d’utilité publique et bibliothèques publiques. Sa mission est d’aider ces organisations à but non lucratif, à renforcer leur impact, par le numérique. Recherches & Solidarités est un réseau associatif d’experts au service de toutes les formes de solidarité.

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« WiFi4EU » est une initiative lancée par la Commission Européenne destinée à promouvoir la connectivité Wi-Fi gratuite pour les citoyens européens dans les lieux publics et notamment les parcs, bibliothèques, places, bâtiments publics, musées… Chaque commune intéressée par l’installation d’un réseau public gratuit peut faire acte de candidature pour un financement de 15 000 euros par commune. Le budget du projet WiFi4EU est de 120 millions d’euros entre 2018 et 2020.

13 000 communes européennes s’étaient portées candidates lors du premier appel à candidatures en novembre 2018 : 2 800 d’entre elles avaient été retenues dont 233 communes françaises. Ces 2 800 communes ont reçu un « coupon » de 15 000 euros pour l’installation de leur équipement.

Les 4 et 5 avril 2019, plus de 10 000 municipalités européennes ont fait acte de candidature, soit presque trois plus que les 3 400 « coupons » de 15 000 euros prévus pour cette seconde session, dotée de 51 millions d’euros.

  • L’Agence exécutive pour l’innovation et les réseaux (INEA), l’agence exécutive de la Commission chargée de la mise en œuvre du programme WiFi4EU, va désormais procéder aux vérifications nécessaires de la recevabilité et de l’éligibilité des communes.
  • Les bénéficiaires seront sélectionnés selon le principe du premier arrivé, premier servi, tout en assurant un équilibre géographique.
  • Chaque pays participant se voit garantir un minimum de 15 bons et peut potentiellement gagner un maximum de 510 bons.
Qui peut participer à l’initiative WiFi4EU ?

L’initiative WiFi4EU est ouverte aux entités du secteur public des États membres de l’UE (ainsi qu’en Norvège et en Islande).

Chaque commune ne peut bénéficier que d’un seul coupon sur toute la durée de l’initiative WiFi4EU. En conséquence, les communes bénéficiaires d’un coupon au titre d’un appel donné ne sont pas admissibles à répondre à un quelconque appel ultérieur, alors que celles qui n’ont pas été retenues peuvent réessayer et représenter leur candidature à l’occasion de futurs appels.

Le montant de chaque coupon à attribuer est de 15 000,00 €.

Les «intercommunalités» peuvent inscrire plusieurs communes afin de simplifier la gestion de ces inscriptions. Toutefois, chaque intercommunalité sera tenue de présenter séparément la candidature finale en ligne de chaque commune figurant dans son inscription.

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En 2018, le financement participatif a enregistré une croissance de 20 % sur un an, avec un  peu plus de 400 millions d’euros collectés en France auprès des particuliers., selon le dernier baromètre du crowdfunding dressé par KPMG et Financement Participatif France. Ce baromètre enregistre une stagnation du financement participatif sous la forme de dons, probablement au profit des cagnottes.

Depuis la première publication du baromètre du crowdfunding en 2013, la collecte de fonds auprès des particuliers par les plateformes a été multipliée par plus de onze, passant de 36 millions d’euros en 2013 à 402 millions d’euros en 2018. Le financement participatif a permis de financer 33 381 projets en 2018 : 38 % de plus qu’en 2017.

Cet argent en provenance des particuliers a principalement servi à soutenir des entreprises, sous la forme de prêts et d’investissements, à hauteur de 366 millions d’euros (en direction de PME-TPE, principalement, mais aussi dans l’économie solidaire et sociale. Ces prêts et ces investissements ont permis de financer des projets dans les secteurs de l’immobilier, du commerce, du numérique mais aussi des énergies renouvelables.

Croissance des prêts, stagnation des dons

Parmi les trois formes que revêt le financement participatif, seule l’activité de prêt a connu une croissance en 2018, avec des fonds collectés en hausse de 40 % entre 2017 et 2018. Les investissements ont baissé de 19 % sur un an.

Le financement participatif sous forme de dons enregistre, lui, une baisse de 2 %, pour un total de 81,5 millions d’euros collectés).

La dynamique des plates-formes de dons semble enrayée. Les Français utilisent désormais d’autres canaux pour soutenir des projets, et notamment des cagnottes ouvertes au public, qui échappent aux contraintes d’origine des sites de crowdfunding.Elles permettent de lancer une collecte plus simplement, sans besoin de validation de la plateforme ou ni vidéo de promotion. Plus simples à utiliser puisque l’initiateur n’a pas à mettre en scène son projet, elles ne sont pas soumises à la logique de contrepartie (offrir une place pour un concert privé, une chanson dédicacée…) ni à celle du « tout ou rien » (si l’objectif de collecte n’est pas atteint, le projet est abandonné). « Il y a de plus en plus de porosité entre les cagnottes et les plates-formes de dons, ça n’a plus de sens de les séparer, dans les deux cas il s’agit de collecte d’argent basée sur le lien social », constate le directeur général d’Ulule, Arnaud Burgot.

Des montants conséquents sont ainsi récoltés chaque année par Leetchi (200 millions d’euros en 2018), Ulule (31 millions d’euros), Le Pot Commun et plusieurs autres plates-formes de financement participatif.

  • Chez Leetchi, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, un quart du total, soit 50 millions d’euros, est désormais dévolu à des projets solidaires : entre 6 et 7% au Le Pot Commun (Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE).
  • HelloAsso, site réservé aux projets associatifs, a collecté en 2018 57 millions d’euros pour le soutien à 58 000 structures.

1 Français sur 7 aurait déjà financé un projet sur une plateforme de financement participatif ou une cagnotte

Selon une enquête menée en 2018 auprès d’un échantillon de 3 000 personnes, pour le compte de Financement Participatif France, le Crédit Municipal de Paris et La Banque Postale, 16 % des Français ont déjà contribué à un projet sur une plateforme de crowdfunding, dont 79 % au cours des 12 derniers mois. Pour une très large majorité (82 %), il s’agissait d’un financement en don. Parmi les motivations, l’ancrage local représente une raison importante dans la décision puisqu’il concerne 49 % des donateurs, 43 % des prêteurs, et 44 % des investisseurs.

Parmi les autres motivations de ceux ayant contribué à un projet, le choix de l’affectation de son argent revient beaucoup, que ce soit pour un financement en don (10 %), en prêt (17 %) ou en investissement (23 %) ; de même que l’appui à une connaissance (44 % pour le don, 21 % pour le prêt et 25 % pour l’investissement). En revanche, le retour financier ou les incitations fiscales ne font pas partie des motivations premières des contributeurs.

Selon cette enquête, la connaissance des actions possibles sur les plateformes de financement serait assez complète parmi les personnes interrogées, qu’il s’agisse de faire un don à une association ou un particulier, de prêter à une entreprise, de précommander un produit pour financer sa fabrication, de devenir actionnaire d’une entreprise non cotée, etc.

Selon un enquête réalisée par Kantar TNS, consacrée à la générosité des Français,  10% des Français déclarent donner de l’argent à travers du crowdfunding (hors crowdfunding lancé directement par des associations ou fondations faisant appel aux dons).

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Pour accomplir leurs missions, administrations, collectivités, autorités de régulation, services des archives se tournent désormais vers le public, vers la « multitude ».

« Crowdsourcing citoyen », « crowdsourcing urbain », « production collaborative » ou « participative », « Approvisionnement par la foule », « externalisation vers la foule » : les termes abondent et se bousculent pour désigner ces démarches qui s’inspirent de la production de « biens communs » comme Wikipedia ou OpenstretMap.

Ces appels aux contributions du public, au travers des procédures formalisées, visent selon les cas, ou combinent, des objectifs différents :

  • Optimiser l’action publique à partir d’une connaissance plus fine du terrain ou des pratiques : des données parfois plus riches que celles produites par les capteurs
  • Aménager un nouveau canal pour rapprocher l’action publique des attentes des citoyens ou des parties prenantes.
  • Remédier aux limites de dispositifs traditionnels de participation
  • Mobiliser la contre-expertise des usagers pour réduire l’asymétrie d’information qui entrave l’action des services de contrôle ou des autorités de régulation
  • Identifier des « dysfonctionnements » en vue de les corriger
  • Détecter des situations dommageables (comme les effets indésirables d’un médicament), leur fréquence éventuelle : si ces effets répètent, s’ils sont massifs, l’autorité publique peut déclencher une étude, voire engager des poursuites.

Le terme générique de signalement, souvent utilisé, recouvre en réalité tout un spectre de situations, qui vont de la simple doléance à l’alerte.

Ces collectivités qui misent sur Openstreetmap et la cartographie participative

Un certain nombre de collectivités proposent aux citoyens de contribuer à la connaissance de leur territoire : une manière de co-construire le territoire avec les habitants et parfois aussi de compenser l’érosion des ressources budgétaires. Outre les informations classiques comme les voies de circulation, le bâti ou les surfaces aquatiques, les utilisateurs peuvent incorporer dans cette carte collaborative des données comme les pistes cyclables, les bennes à verre, les toilettes publiques ou les points d’eau potable. Certaines collectivités organisent même des ateliers, sur le modèle des carto-parties organisées des communautés OpenstreetMap, pour rassembler sur une période de temps réduite un maximum d’informations sur un territoire donné.

  • Île-de-France Mobilités (ex-STIF, Syndicat des transports d’Île-de-France) a entrepris en 2017 d’associer les Franciliens au recensement des aménagements cyclables sur l’ensemble de la région.
  • La ville de Lannion a décidé en 2016 de passer sous OpenStreetMap. Pour impliquer les citoyens, elle organise depuis des concours. La seconde édition, en 2017, portait sur les commerces. La troisième édition en 2018 portait sur le thème des randonnées et déplacements doux.
  • Le département de l’Allier a décidé de faire appel à ses habitants pour se constituer une base de données géographiques, plutôt que de recourir à un prestataire. Il organise, à cette fin, des carto-parties.
  • Dans le cadre de sa démarche OpenData, Montpellier Méditerranée Métropole a noué une coopération avec la communauté locale OpenStreetMap pour mettre à jour les données relatives aux 31 communes de la métropole. Lire la suite

40 000 signalements d’événements de santé indésirables (en 9 mois)

Le Ministère de la santé a ouvert en mars 2017 le portail signalement-sante.gouv.fr en vue de permettre aux usagers signaler en ligne aux autorités sanitaires les effets indésirables liés à la prise d’un médicament, à l’utilisation d’un dispositif médical ou d’un autre produit de santé ou cosmétique. Un premier bilan montre que Signalement-sante.gouv.fr répond à une attente du public.

  • Entre le 13 mars 2017, date d’ouverture au public et le 31 janvier 2018, 40 120 signalements ont été reçus : 34 217 (85 %) provenaient d’usagers et 5 903 seulement (15 %) de professionnels de santé, libéraux ou en établissement.
  • « Les signalements des usagers sont très majoritairement concentrés sur des produits pour lesquels le patient a conscience de la possibilité de survenue d’effets indésirables, comme les médicaments ou, dans une moindre mesure, les dispositifs médicaux ».
  • 81 % des signalements concernent des médicaments (32 649 signalements 6 % portent sur des dispositifs médicaux, 4 % portent sur des événements indésirables graves liés aux soins et 3 % sur des situations d’addictovigilance. Lire la suite  

Applications de signalement des problèmes urbains : un usage qui se heurte en France à la fragmentation des plateformes

De nombreuses villes dans le monde permettent aux citoyens de signaler, à partir de leurs terminaux mobiles, une grande variété de problèmes ou d’incidents : entretien des routes, des trottoirs, des arbres et des jardins, graffitis, objets encombrants et véhicules abandonnés, connectivité, feux de circulation et éclairage public défectueux, carrefours dangereux, nids-de-poule… Après avoir identifié un problème, l’usager sélectionne dans l’application le type d’incident, précise éventuellement la nature ou l’importance du problème, prend une photo que le GPS va géolocaliser pour compléter la description et transmet automatiquement au service concerné. La chaîne de traitement, dématérialisée de bout en bout, permet aux services des villes concernés (direction de la voirie, principalement) d’avoir une vision globale des incidents et e planifier leurs interventions. Des plateformes de ce type ont vu le jour au Royaume Uni (FixMyStreet), aux États-Unis ou aux Pays-Bas.

Plusieurs plateformes (Tellmycity, Allô Mairie, Fixmaville, Keyclic, BetterStreet, Beecitiz, etc.) ont émergé en France à partir de 2010. Dans une étude récente, qui vise à comprendre comment associer les citoyens et la société civile la société civile à la conception et l’exécution des services publics, la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) se penche, parmi une dizaine  d’initiatives associant citoyens et services publics, se penche sur le cas des applications de signalement des problèmes urbains.

A la différence de FixMyStreet, leurs équivalents en France « éprouvent des difficultés à se généraliser à l’ensemble du territoire : adoption limitée par la société civile limitée, paysage concurrentiel avec un grand nombre d’acteurs ». Lire la suite

SignalConso, une nouvelle plateforme de signalement à destination des consommateurs

Cette nouvelle plateforme permet aux consommateurs de signaler facilement les problèmes rencontrés quotidiennement lors de leurs achats : erreur de prix, produit périmé, publicité trompeuse, etc. Le signalement est enregistré dans la base de données de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation (DGCCRF). Si les signalements sont trop fréquents, nombreux ou d’une extrême gravité, un contrôle de l’établissement sera déclenché.

La plateforme est en expérimentation dans les régions Centre-Val de Loire et Auvergne-Rhône-Alpes. La DGCCRF avait enregistré en 2017 33 551 réclamations en ligne en 2017 pour des produits de consommation ou des pratiques abusives.

L’ARCEP entreprend de réguler les télécoms « par la donnée »

Avec la « régulation par la data« , l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) entend depuis 2016 mettre en œuvre un nouveau mode d’action qui complète les outils traditionnels du régulateur. Son principe : « mobiliser les utilisateurs pour faire remonter les problèmes rencontrés via un espace d’alerte, en passant d’une logique de plainte consommateur à un acte citoyen. En créant une alliance avec la « multitude », l’Autorité souhaite que chaque utilisateur participe à la régulation et bénéficie d’un marché mieux régulé».

  • L’ARCEP a ouvert en octobre 2017 « J’alerte l’Arcep », une plateforme « pour faire remonter du terrain tout problème lié à l’Internet mobile, l’Internet fixe ainsi qu’aux services postaux ». Particuliers et entreprises peuvent y faire état de dysfonctionnements rencontrés dans leurs relations avec les opérateurs de téléphonie mobile, fournisseurs d’accès à Internet ou acteur de services postaux. La plateforme   a recueilli en un an quelques mois 34.000 « signalements de dysfonctionnements ». Les doléances portent sur la qualité de service de l’Internet fixe ou mobile, la facturation par les opérateurs télécoms, les blocages pour s’abonner à la fibre, la neutralité de l’internet, le service postal, les spams, les fraudes, les SVA (services à valeur ajoutée : numéros spéciaux).
  • Pour renforcer encore cette régulation par la donnée, l’ARCEP  a lancé une consultation publique portant sur son projet d’une interface de programmation (API) déployée directement dans les box des fournisseurs d’accès à internet afin de mesurer la qualité de service sur les réseaux fixes.

Indexation collaborative : quand les institutions culturelles font appel au public pour annoter les œuvres, les documents et les archives

La campagne d’indexation des fiches des poilus de 14-18 et le succès qu’elle a rencontré (1,4 million de fiches indexées) ont donné une visibilité aux diverses formes de « crowdsourcing culturel » déployées par des musées, services d’archives et bibliothèques. De nombreuses institutions proposent désormais au public d’annoter, de corriger ou de compléter des ressources numérisées, et de prendre part, par leurs contributions, à la valorisation des collections comme à la connaissance du patrimoine. Ces pratiques « d’approvisionnement par la foule » peuvent prendre des formes variées : relevé nominatif de sources généalogiques, indexation de fiches, identification de photographies, correction d’erreurs dans des documents numérisés … Lire la suite

Cobot : une startup d’Etat et une application « pour  mettre les petites contributions numériques au service de l’intérêt général »

Reconnaître la forme d’un toit pour calculer le potentiel d’énergie solaire ou des photos de faune pour protéger la biodiversité, faciliter la publication massive de données ouvertes grâce au floutage automatique des visages … Le potentiel de l’application de l’intelligence artificielle à la reconnaissance d’images est immense pour l’administration publique. Le principal frein est de disposer d’un volume suffisant d’images correctement qualifiées (par des humains) pour ensuite pouvoir entraîner les modèles disponibles et mettre à profit le potentiel de l’intelligence artificielle au profit de nos politiques publiques. La startup d’État « Co-construisons : Mettre les petites contributions numériques au service de l’intérêt général » a entrepris de résoudre cette équation en développant une plateforme, Cobot, qui permet aux citoyens de classer, qualifier ou annoter des images pour des projets d’intérêt général. Lire la suite

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Le Baromètre de la jeunesse, réalisé à la demande de la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA), réalisé auprès de 4 500 jeunes de métropole et d’outre-mer âgés de 18 à 30 ans, s’attache à saisir, chaque année, l’état d’esprit des jeunes, leur satisfaction vis-à-vis leur vie actuelle et leur regard sur leurs perspectives futures.

En 2018, selon  la troisième édition de ce Baromètre, « les deux tiers des 18-30 ans se disent confiants dans l’avenir, une proportion en progression depuis 2016». (En 2016, l’enquête avait été réalisée quelques semaines après les attentats du 13 novembre 2015).

Outre les thématiques de parcours résidentiel, d’accès aux droits sociaux et aux soins, de mobilité et d’expérience internationale, le Baromètre se penche aussi sur l’engagement citoyen des jeunes : adhésion associative, engagement bénévole, freins et leviers à l’engagement bénévole, différentes formes de participation à la vie publique au cours des douze mois précédant l’enquête, participation électorale).

  • Si le vote est la forme d’engagement la plus répandue auprès des jeunes (66 % d’entre eux ayant voté au moins une fois à une élection), elle est loin, toutefois, d’être l’unique forme d’engagement des jeunes dans la vie publique et politique.
  • En 2018, 43 % des jeunes ont signé une pétition ou défendu une cause sur internet, un blog, un réseau social et 37 % ont donné de leur temps bénévolement.
  • De manière plus marginale, 15 % des jeunes ont participé à une manifestation, à une grève ou à une occupation des lieux, 11 % ont participé à une concertation publique et 8 % ont adhéré ou renouvelé l’adhésion à un parti politique. 20 % de jeunes indiquent en outre participer à la vie publique sous une autre forme qu’une de celles proposées dans le cadre du baromètre.

La signature d’une pétition ou la défense d’une cause sur internet, première forme d’engagement chez les jeunes après le vote

Les formes numériques de participation à la vie publique sont en constante augmentation depuis 2016, date à laquelle elle ne concernait qu’un tiers des jeunes interrogés.

  • Elles sont plus présentes chez les jeunes femmes (48 %) que chez les jeunes hommes (38 %).
  • Elles sont identiques chez les 25-30 ans, et chez les 18-24 ans (43 %).
  • Les jeunes peu diplômés, d’un niveau inférieur au baccalauréat, s’emparent moins de cette forme de participation (39 %) que leurs homologues plus diplômés (46 %). De même que les jeunes sans emploi.
  • Les étudiants restent les plus investis dans cette pratique, de surcroît en progression auprès d’eux : 47 % en déclarent l’usage en 2018 contre 43 % en 2017. Les étudiants sont également plus enclins que le reste des jeunes à participer à une concertation publique.

Le degré d’engagement des jeunes croit avec le diplôme, le degré d’insertion professionnelle et le milieu d’origine

Les auteurs du Baromètre ont calculé  un score d’engagement afin de repérer les jeunes s’engageant le plus (d’aucune à huit formes d’engagement.

  • Près de la moitié des jeunes (47 %) ont une participation sélective, limitée à une seule forme d’engagement (27 %) voire à deux (20 %).
  • D’autres jeunes ont des formes d’engagement plus variées, s’étendant à trois formes d’engagement pour 16 % d’entre eux ou encore à quatre formes d’engagement pour 11 %.
  • 13 % des jeunes sont engagés sur presque tous les fronts en totalisant entre 5 et 8 formes d’engagement.
  • Seuls 13 % des jeunes sont en retrait de la vie publique, ne participant d’aucune de ces manières à la vie publique.

« Un engagement accru », commentent les auteurs de l’étude, « va de pair avec l’impression que son avis compte dans les espaces dans lesquels on évolue : les personnes peu engagées se sentent plus fortement ignorées tandis que celles multipliant les formes d’engagement comptent parmi les jeunes se sentant le plus écoutés. Il n’est toutefois pas possible de déterminer dans quel sens joue ce phénomène : le climat socio-économique favorable des catégories s’engageant le plus pourrait amener en lui-même une meilleure prise en compte de l’avis de ces catégories plus favorisées. À l’inverse, venir de milieux modestes pourrait inhiber l’engagement tout comme discréditer la parole ; les deux tendances pouvant se renforcer mutuellement en conduisant les jeunes à éviter les « espaces » dans lesquels leur avis ne compterait pas».

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De nombreuses villes dans le monde permettent aux citoyens de signaler, à partir de leurs terminaux mobiles, une grande variété de problèmes ou d’incidents : entretien des routes, des trottoirs, des arbres et des jardins, graffitis, objets encombrants et véhicules abandonnés, connectivité, feux de circulation et éclairage public défectueux, carrefours dangereux, nids-de-poule… Après avoir identifié un problème, l’usager sélectionne dans l’application le type d’incident, précise éventuellement la nature ou l’importance du problème, prend une photo que le GPS va géolocaliser pour compléter la description et transmet automatiquement au service concerné. La chaîne de traitement, dématérialisée de bout en bout, permet aux services des villes concernés (direction de la voirie, principalement) d’avoir une vision globale des incidents et e planifier leurs interventions.

FixMyStreet, au Royaume-Uni fait figure de pionnier dans ce domaine. Lancée en lancée en 2007 par la Fondation mySociety, elle a connu une croissance importante avec le déploiement d’une application mobile. Elle enregistre chaque semaine 6 205 rapports : plus de millions de rapports depuis sa création. Plus de deux millions de signalements ont été effectués depuis 10 ans, principalement dans les catégories suivantes : décharges sauvages, éclairage urbain, état des rues et des routes et nid-de-poule. Le taux de résolution ne s’élève toutefois qu’à 40 % avec un délai de traitement moyen de près de 3 mois

Des plateformes du même type ont vu le jour Aux États-Unis (SeeClickFix, Citysourced ou   PublicStuff qui référencent chacune plusieurs centaines de villes américaines) ou aux Pays-Bas avec BuitenBeter

Plusieurs plateformes (Tellmycity, Allô Mairie, Fixmaville, Keyclic, BetterStreet, Beecitiz, etc.) ont émergé en France à partir de 2010.

Adoption limitée en France, paysage concurrentiel avec un grand nombre d’acteurs

Dans une étude récente, qui vise à comprendre comment associer les citoyens et la société civile la société civile à la conception et l’exécution des services publics, la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) se penche, parmi une dizaine  d’initiatives associant citoyens et services publics, se penche sur le cas des applications de signalement des problèmes urbains.

A la différence de FixMyStreet, leurs équivalents en France « éprouvent des difficultés à se généraliser à l’ensemble du territoire : adoption limitée par la société civile limitée, paysage concurrentiel avec un grand nombre d’acteurs ».

  • « Dans ma rue », l’application de la mairie de Paris collecte un nombre important de signalements (plus de 90 000 en 2017 – en forte croissance depuis le lancement de l’application en 2012).
  • Les autres applications cherchent à nouer des partenariats avec des régions (ex. Normandie pour Allô Mairie) ou des municipalités (ex. Saint-Etienne pour Tellmycity)
  • Face à ces difficultés, la stratégie employée par FixMyStreet France consiste désormais à couvrir l’ensemble du territoire (à la différence des autres acteurs ciblant des municipalités) en proposant un modèle « freemium » pour les municipalités et en communiquant massivement autour de la solution.
  • Leur développement futur pourra reposer sur un soutien accru des pouvoirs publics locaux, notamment en encourageant la société civile à utiliser ces plateformes.

Toutefois, pour atteindre le niveau de maturité atteint par FixMYStreet, plusieurs conditions devront cependant être réunies :

  • la mobilisation permanente des usagers pour que le flux de participation reste significatif.
  • la conception de systèmes de gestion des messages plus ouverts afin de faciliter le travail des agents qui réceptionnent et traitent les demandes : affichage cartographique en temps réel, transmission des données, directement au sein des applications métiers.
  • une meilleure communication auprès des usagers sur la résolution des problèmes.

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Une jeune linguiste, Mathilde Hutin, a entrepris, avec le le soutien de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture) de recenser les chaines YouTube culturelles et scientifiques francophones potentiellement adaptées à un usage éducatif.

Elle a  ainsi sélectionné 350 chaines Youtube pour la qualité de leur contenu.

Les 350 chaînes y sont rangées par disciplines traditionnellement enseignées à l’école en France : littérature, langue, histoire, géographie, éducation civique, philosophie, économie, mathématiques, physique-chimie, biologie, technologie, arts, sport, et, pour ne pas laisser de côté les atypiques, culture générale.

Trois derniers thèmes ont été ajoutés : la psychologie, discipline souvent oubliée par les enseignements classiques dont la connaissance peut pourtant s’avérer utile pour le grand public, surtout adolescent ; méthodologie, dont la maîtrise est nécessaire dans toutes les disciplines ainsi que des ressources destinées aux plus jeunes apprenants.

Chaque entrée indique le nom de la chaîne, cliquable vers la chaîne elle-même, des mots-clefs permettant la requêtabilité du document, et sa description, soit par le ou la vidéaste soit par l’autrice de cette base de données.

Ce document, librement réutilisable et disponible, sera mis à jour périodiquement.

Cet inventaire des 350 chaînes Youtube culturelles et scientifiques francophone a été réalisé par Mathilde Hutin, linguiste doctorante (université Paris VIII), a reçu en 2018 le soutien de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture) « en raison de l’intérêt singulier qu’il représente dans un cadre d’apprentissage du français en tant que langue étrangère, langue d’intégration, ou, plus généralement, dans un cadre pédagogique ou éducatif ».

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