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Les actus du Labo de la Mission Société Numérique

FranceConnect est le système d’identification qui permet aux particuliers de se connecter aux services publics en ligne en utilisant l’un de leurs comptes existants (Impôts, Ameli, IDN La Poste, Mobile Connect et Moi). FranceConnect ne nécessite aucune inscription préalable et permet d’éviter à l’usager de mémoriser de multiples identifiants et mots de passe.

FranceConnect comptait fin 2018 7,5 millions d’utilisateurs au total, soit environ 1,6 million d’utilisateurs récurrents par mois, une moyenne de 12 000 nouveaux utilisateurs/jour.

En juillet, FranceConnect a franchi le cap des 10 millions d’utilisateurs.

FranceConnect est aujourd’hui déployé sur 500 sites publics (villes, départements ou ministères) et permet depuis novembre dernier, de se connecter à des services en ligne du secteur privé (banques, assurances…).

FranceConnect séduit actuellement plus de 500 000 nouveaux utilisateurs par mois et a pour ambition de couvrir 25 millions d’utilisateurs d’ici 2022.

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Pix est un service public en ligne d’évaluation, de développement, et de certification des compétences numériques, à l’initiative des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Ce certificat national atteste de compétences numériques : il s’adresse à l’ensemble des citoyens : scolaires, étudiants et personnes engagées dans la vie active.

Pix a été introduit sur l’année 2017-18 en remplacement du C2I (niveaux 1 et 2), ainsi que du B2I (école, collège, lycée).

PIX : 35 000 certifications, 27 millions d’épreuves passées

Depuis le lancement de la plateforme en novembre 2016, plus de 250 000 utilisateurs se sont inscrits sur Pix.

En juin 2019, les utilisateurs de Pix ont répondu à plus de 27 millions d’épreuves adaptatives portant sur les 5 grands domaines de compétences numériques.

Depuis décembre 2017, plus de 2 500 sessions de certifications ont eu lieu dans les différents centres agréés répartis dans toute la France.

Plus de 35 000 certifications Pix, reconnues par l’État et le monde professionnel, ont été délivrées permettant de valoriser les compétences de leurs titulaires.

Pix est déployé et utilisé pour le diagnostic et l’accompagnement du développement des compétences numériques au sein de 1 500 organisations telles que des établissements scolaires ou d’enseignement supérieur, des organismes publics et des services administratifs, ainsi que des structures ou entreprises du secteur privé.

Un référentiel de 16 compétences, organisées en 5 domaines

PIX est un QCM : il s’appuie sur un référentiel de 16 compétences, organisées en 5 domaines. En plus d’un score global, un certifié obtient un niveau de compétence pour chacune des 16 compétences. Ainsi, contrairement au C2I qui était binaire (on l’a ou on ne l’a pas), PIX est « nécessairement » validé par tous les candidats, mais avec un score général et un niveau dans chaque compétence.

En plus d’un score global, un certifié obtient un niveau de compétence pour chacune des 16 compétences. Ainsi, contrairement au C2I qui était binaire (on l’a ou on ne l’a pas), PIX est « nécessairement » validé par tous les candidats, mais avec un score général et un niveau dans chaque compétence.

Certaines questions permettent d’évaluer une « simple » connaissance mais d’autres obligent le candidat à réaliser une suite d’actions pour trouver la réponse à une question posée qui déterminera ainsi s’il a, ou non, la compétence.

Les questions posées s’adaptent au niveau de l’utilisateur, pour maintenir sa motivation et valoriser ses acquis.

Quelques exemples d’énoncés qu’on peut rencontrer dans le test PIX

  • « Quelle est l’année de naissance de Barack Obama ? »
  • « Dans le village de Montrésor (37, France), sur quelle rue débouche l’impasse de la Mécanique ? »
  • « Quelle est la taille de ce ficher ? »
  • « On peut demander à un moteur de recherche de supprimer des résultats de recherche dont le contenu nuit à notre vie privée ».
  • « Donnez l’URL du formulaire (au format pdf) à remplir pour le moteur de recherche Qwant.
  • De combien de pages est composé le texte ? »
  • « Julien s’est fait pirater son compte de messagerie car son mot de passe de 6 caractères est facile à deviner. Voici l’accès à la messagerie : vous devez trouver son mot de passe .Combien y a-t-il de messages non lus ? »
  • « Le 6 avril 2014, cette page de Wikipédia a été modifiée. Dans quel pays se trouvait l’auteur de cette contribution ? »

35 000 certifications, 27 millions d’épreuves passées

Depuis le lancement de la plateforme en novembre 2016, plus de 250 000 utilisateurs se sont inscrits sur Pix afin d’évaluer, développer et valoriser leurs compétences numériques : élèves, étudiants, professionnels, demandeurs d’emploi, retraités.

En juin 2019, les utilisateurs de Pix ont répondu à plus de 27 millions d’épreuves adaptatives portant sur les 5 grands domaines sur 16 compétences numériques en correspondance avec le Cadre de Référence des Compétences Numériques français et le cadre européen DigComp.

Depuis décembre 2017, plus de 2 500 sessions de certifications ont eu lieu dans les différents centres agréés répartis dans toute la France.

Plus de 35 000 certifications Pix, reconnues par l’État et le monde professionnel, ont été délivrées permettant de valoriser les compétences de leurs titulaires.

Pix est déployé et utilisé pour le diagnostic et l’accompagnement du développement des compétences numériques au sein de 1 500 organisations telles que des établissements scolaires ou d’enseignement supérieur, des organismes publics et des services administratifs, ainsi que des structures ou entreprises du secteur privé. 

De la start-up d’État au service public national disponible pour tous

Initié dans le cadre du dispositif Startup d’État en 2016,  Pix est un Groupement d’intérêt public qui réunit les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Cned (Centre national d’enseignement à distance), le CNAM, et l’Université Ouverte des Humanités et l’Université de Strasbourg.

Les établissements scolaires, les universités ou les structures de médiation numérique peuvent s’inscrire sur la plateforme ; ils désignent alors un administrateur et ont ainsi accès à un espace dédié PIX-Orga et un tableau de bord pour :

  • Gérer les accès de l’équipe éducative ;
  • Créer paramétrer des campagnes de test ;
  • Suivre et analyser les résultats des élèves ;
  • Créer et gérer des sessions de certification.

La certification est gratuite dans le cadre de l’enseignement scolaire ou de l’enseignement supérieur, et payante dans un cadre de la formation continue. Inscrite au Répertoire spécifique, elle peut être prise en charge par l’employeur ou au titre du CPF.

A terme, cet outil est appelé à devenir l’outil universel du citoyen français pour mesurer, développer et valoriser ses compétences numériques.

Pix : des outils pour les acteurs de la médiation numérique

Les structures de structures de médiation numérique peuvent s’appuyer sur Pix (et Pix-Orga) pour diagnostiquer le niveau de maîtrise du numérique des personnes qu’elles accompagnent et suivre leur progression.

Pix et la Mission Société Numérique vont déployer un test “ABC Pix” qui permettra aux professionnels (intervenants sociaux, médiateurs numériques, etc.) de mieux connaître et accompagner les personnes, éventuellement jusqu’à l’obtention de la certification Pix. Un test “ABC Diag” sera également mis en place pour le diagnostic rapide des compétences numériques de base.

En partenariat avec le GRETA Sud-Aquitaine; PIX et la Région Nouvelle-Aquitaine; le Département des Pyrénees Atlantiques expérimente des parcours de formation aux compétences numériques clés ouverts à toutes les personnes éloignées du numérique; quels que soient l’âge ou la situation professionnelle.

Pix a vocation à être intégré au déploiement du Pass numérique pour donner les moyens à leurs commanditaires (collectivités, administrations, fondations, entreprises…) d’offrir au bénéficiaire une expérience personnalisée et valorisante.

Comme les établissements d’enseignement ou les universités, les structures de médiation numérique disposent d’un espace, baptisé Pix Orga pour suivre leurs progrès, individuels et collectifs des personnes accompagnées, les évaluer sur des compétences ciblées et adapter les actions de formation.

La CNAF et la Région Bretagne testent PIX pour évaluer les compétences numeriques de leurs agents et salariés

La CNAF (Caisse nationale des allocations familiales) va tester PIX en 2019 aupres de 700 de ses salariés. La branche Famille de la Sécurite Sociale voit dans Pix une opportunité de connaitre le niveau de compétences numériques actuelles des salariés et de les faire progresser grâce à des tutoriels vidéos. Le parcours PIX sera bâti sur une sélection de compétences repérées comme communes à l’ensemble des métiers de la Branche Famille. L’expérimentation est réalisée au sein des CAF du Nord, des Bouches du Rhône, de Charentes Maritimes, du Jura, de la Guyane, de la Haute Garonne, de la Loire Atlantique

la Région Bretagne a officialisé son partenariat avec Pix pour proposer a ses agents accompagnement adapté à leurs besoins et, ainsi, maintenir et développer leurs compétences numériques. Elle proposera à ses agents (environ 4 000) de tester leurs compétences numériques sur des parcours de tests co-construits avec Pix. À partir des résultats obtenus, points forts et compétences à renforcer seront identifiés et permettront de préciser l’offre de formation à déployer. Cette démarche s’inscrit dans la formation tout au long de la vie professionnelle des agents, et dans un axe d’accompagnement de chacun dans la vie de tous les jours.

Une collection de MOOC appuyée le référentiel PIX

La collection « Compétences numériques pour tous » vise à favoriser l’acquisition de compétences numériques, avec la possibilité de les valoriser, grâce à la certification PIX, reconnue par les administrations publiques et le monde de l’entreprise

Ces trois MOOC (« Documents dans le Cloud », « Usages du Web », « Données et algorithmes »), d’une durée de 6 semaines chacun, permettent aux apprenants d’atteindre le niveau 5. D’autres MOOC pourront, par la suite, s’intéresser aux niveaux supérieurs pour certaines compétences.

Pour obtenir la certification PIX, les participants aux différents MOOC de la collection devront cependant s’adresser aux centres de certification agréés (établissements d’enseignements supérieurs par exemple) pour passer un examen.

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Le Groupement d’Intérêt Scientifique M@rsoin mène  depuis 2002 une enquête sur les Équipements et usages des particuliers et ménages en Bretagne : 7 enquêtes ont déjà été réalisées (2014, 2012, 2009, 2008, 2006, 2004 et 2002). Ces enquêtes, réalisées avec le soutien de la Région Bretagne, portent sur 2000 individus.

Cette nouvelle édition de l’enquête en Bretagne s’inscrit en 2019 dans le cadre du programme CAPUNI : une enquête nationale menée auprès de 7500 personnes de plus de 18 ans (un échantillon national et quatre sur-échantillonnages). Pour la Bretagne, elle porte sur 1500 individus représentatifs de la population de France métropolitaine (âgée de 18 ans et plus) et 500 habitants des zones rurales isolées (ZRI).

L’objectif principal de cette nouvelle enquête est de « comprendre les usages et les non usages du numérique pour un ensemble d’activités quotidiennes, et d’identifier dans quelle mesure la distance au numérique peut avoir un impact sur le taux d’équipement, le sentiment de facilité ou d’empowerment pour un ensemble de tâches du quotidien, dont les démarches administratives en ligne ».

Avec 87 % d’internautes, la Bretagne se situe légèrement en deçà de la moyenne nationale

87 % des Bretons de 18 ans et plus sont considérés comme internautes en 2019, c’est-à-dire qu’ils se sont connectés à Internet au moins une fois au cours des 3 derniers mois, via un appareil (ordinateurs, smartphone, tablette, etc.). C’est trois points de moins que la moyenne nationale (90 %).

Le niveau de vie — significatif jusqu’ici — tend à ne plus jouer plus sur le fait d’être internaute ou non. Le niveau d’étude, lui, continue de jouer, même s’il s’estompe également : parmi les bretons diplômés du supérieur, 96 % sont internautes contre 75 % des personnes ayant arrêté leurs études avant le baccalauréat (en 2004, la proportion était de 94 % contre 60 %)».

Finalement, en 2019, c’est principalement l’âge qui explique la non-connexion à Internet : la fracture générationnelle persiste par rapport aux enquêtes précédentes : on compte 100 % d’internautes chez les bretons âgés 18 à 29 ans, 81 % chez les 60 à 74 ans et moins de 35 % pour les personnes âgées de 75 ans et plus».

93 % des internautes bretons échangent des mails. « l’échange de courriers électroniques, notent les auteurs de l’étude, plafonne depuis quelques années : les internautes bretons ne sont pas plus nombreux à envoyer des mails au moins une fois par mois aujourd’hui qu’en 2014 (environ 85 %) ».

92 % cherchent des informations sur Internet (tous supports confondus), sensiblement autant qu’en 2014 : 50 % effectuent tous les jours ou presque des recherches d’informations sur l’instant (typiquement : recherche immédiate via google d’une question que l’on est en train de se poser à ce moment-là).

Banalisation de la prise de rendez-vous médicaux en ligne

Parmi les activités qu’il est possible de réaliser via le numérique, le laboratoire Marsoin a choisi de faire un focus dans cette enquête sur celles « en voie de numérisation” comme prendre un rendez-vous médical ou suivre la scolarité des enfants.

Apparues en 2013, les plateformes de prise de rendez-vous en ligne sont aujourd’hui privilégiées par 18 % des internautes bretons, tandis que 16 % d’entre eux déclarent prendre leurs rendez-vous “autant via le numérique que sans”.

Quant au suivi de la scolarité des enfants, le numérique est désormais tout à fait banalisé et tend même à devenir la norme. 37 % des internautes bretons ayant au moins un enfant scolarisé favorisent le numérique pour suivre la scolarité de leur(s) enfant(s) et 26 % d’entre-eux le fait autant avec le numérique que sans.

Quelques activités où l’on ne peut (presque) plus se passer du numérique

  • Si 2 % des internautes bretons concernés par la recherche d’emploi déclarent éviter le numérique et 23 % ne jamais passer par le numérique pour effectuer cette tâche, 59 % d’entre eux favorisent le numérique pour chercher un emploi ; 15 % panachent leurs manières de chercher un emploi (ils le font autant avec que sans le numérique).
  • Les internautes bretons ne sont plus que 13 % à ne jamais utiliser le numérique pour effectuer des opérations bancaires.
  • Une majorité des bretons estime qu’avec Internet, il est « facile» d’effectuer ds opérations bancaires (72 %), de réaliser les opérations relatives aux démarches pour la CAF (61 %), à la Sécurité Sociale (59 %), ou les impôts (63 %).

Les auteurs rappellent, toutefois, que 13 % ne sont pas internautes. Parmi eux, 35 % déclarent « ne plus se sentir capables»  d’utiliser le numérique , 10 % limitent volontairement leurs usages numériques et 60 % d’entre eux se disent «plus heureux» en n’utilisant pas le numérique.

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L’expression « Quantified Self » accède à la visibilité médiatique entre 2008 et le milieu des années 2010. « Pour une partie des observateurs, l’intérêt émergent pour la « quantification du soi » ou le « Soi quantifié » doit en premier lieu être rapporté à la diffusion croissante d’objets connectés (capteurs, bracelets, montres et applications mobiles, etc.) résolument attachés aux personnes (portés sur soi de façon particulièrement continue). Pour d’autres analystes, le « Quantified Self » désigne un prolongement et un renouvellement des façons de mesurer les corps, les états mentaux et les activités humaines ».

Ce dossier de la revue Réseaux se propose de « poser un regard distancié sur le développement des quantifications de soi, à en explorer les origines et la variété en prenant au sérieux l’importance du tournant numérique ».

  • Ce dossier s’ouvre par un état des lieux des travaux de sciences sociales consacrés au Quantified Self (QS) : au carrefour de la sociologie, de l’anthropologie et des STS (Science, Technologie et Société). Éric Dagiral, Christian Licoppe et Anne-Sylvie Pharabod y rendent rend compte des publications dédiées à l’analyse du mouvement sociopolitique du Quantified Self, thématisent « les grandes questions qui organisent ces travaux (éthique et management de soi ; discipline, contrôle et surveillance ; usages et expériences du QS) », avant de proposer une classification des études d’usages disponibles qui tient compte des méthodes d’enquête mises en œuvre et des types de terrains privilégiés.
  • Minna Ruckenstein et Mika Pantzar reviennent sur le traitement du Quantified Self par le magazine techno-optimiste américain Wired à travers l’analyse d’une quarantaine d’articles publiés entre 2008 et 2012. Ouvrant « la boîte noire des principes qui président à leur conception », Moustafa Zouinar catégorise et analyse les grandes fonctions des dispositifs de self-tracking, avant de proposer une analyse inédite des théories de la conception inscrites dans ces technologies à travers un large spectre d’ancrages disciplinaires.
  • Les chercheurs impliqués dans le projet ANR QUANTISELF examinent « la place conséquente des chiffres dans l’attention à soi aux différents âges de la vie » : ils pointent les différences entre hommes et femmes quant à l’adoption des outils numériques (application, bracelets ou montres). Ils montrent que « les enjeux de la quantification de soi évoluent selon le cycle de vie : régulation d’une vie instable chez les plus jeunes, rationalisation des vies professionnelle, domestique et personnelle après la naissance des enfants, prévention contre les menaces de l’avancée en âge après 50 ans ».
  • Anne-Sylvie Pharabod propose, en conclusion, « une plongée dans la fabrication et l’usage des chiffres personnels sur soi en zoomant sur une pratique centrale du Quantified Self paradoxalement tout à fait méconnue : la quantification de la marche grâce aux podomètres présents dans de nombreux smartphones et bracelets ». Elle explique, notamment, « pourquoi les podomètres numériques ne contribuent que marginalement à la transformation des pratiques de marche ».

Sommaire

  • Éric Dagiral, Christian Licoppe et Anne-Sylvie Pharabod : Le Quantified Self en question(s) Un état des lieux des travaux de sciences sociales consacrés à l’automesure des individus
  • Éric Dagiral, Christian Licoppe, Olivier Martin et Anne-Sylvie Pharabod : Par-delà le Quantified Self. Exploration thématique d’un paradigme dataïste
  • Minna Ruckenstein et Mika Pantzar. Théories et principes de conception des systèmes d’automesure numériques. De la quantification à la régulation distribuée de soi
  • Moustafa Zouinar : Faire place aux chiffres dans l’attention à soi. Une sociologie des pratiques de quantification et d’enregistrement aux différents âges de la vie
  • Éric Dagiral, Séverine Dessajan, Tomas Legon, Olivier Martin, Anne-Sylvie Pharabod et Serge Proulx : Faire place aux chiffres dans l’attention à soi. Une sociologie des pratiques de quantification et d’enregistrement aux différents âges de la vie
  • Anne-Sylvie Pharabod : « Faire ses 10 000 pas », vraiment ? Une enquête sur les pratiques de self-tracking ordinaires.

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En 2018, les enseignants français exerçant en classes élémentaires ont participé pour la première fois à l’enquête internationale sur l’enseignement et l’apprentissage (Talis) conduite sous l’égide de l’OCDE. Les données ont été collectées dans quinze pays dans le monde, dont six au sein de l’Union européenne (Angleterre, Belgique (Flandre), Danemark, Espagne, France et Suède). Cela représente un échantillon de près de 50 000 enseignants, dont plus de 1 400 en France. Les directeurs d’école faisaient également partie de l’échantillon.

Le ministère de l’Éducation nationale vient de publier les premiers résultats de l’enquête menée  auprès des enseignants et directeurs d’école de l’enseignement primaire : « Pratiques de classe, sentiment d’efficacité personnelle et besoins de formation : une photographie inédite du métier de professeur des écoles début 2018 »

Le questionnaire portait sur une série de pratiques pédagogiques structurantes (comme celles consistant à exposer les objectifs au début du cours ou à présenter un résumé des apprentissages), sur leurs conditions d’exercice et leurs sentiments à l’égard de leur travail et de leur formation.

  • Les enseignants français se distinguent de leurs collègues européens par un moindre recours à l’enseignement de tâches complexes ou mobilisant des compétences transversales, comme la créativité ou l’esprit critique.
  • Moins d’un tiers s’estime très efficace pour expliquer les choses autrement lorsque des élèves sont dans la confusion ou pour amener les élèves à se rendre compte qu’ils peuvent avoir de bons résultats scolaires.
  • Le travail des élèves en petits groupes est également moins répandu dans les écoles françaises : seul un enseignant sur deux indique y avoir « souvent » ou « toujours » recours, contre deux sur trois en Angleterre, en Flandre ou en Espagne.
  • Les enseignants français dressent, par ailleurs, un constat peu satisfaisant de leur formation initiale. Ils expriment un sentiment d’efficacité personnelle dégradé en comparaison de leurs voisins européens, en matière d’enseignement, de gestion de classe et d’engagement des élèves.
  • Ils sont également moins nombreux à parvenir à encourager l’apprentissage des élèves à travers l’utilisation du numérique.

14 % des professeurs des écoles laissent les élèves utiliser des outils numériques en classe

  • En France, seuls 14 % des enseignants indiquent laisser les élèves utiliser  des outils numériques pour des projets ou travaux en classe, contre 40 à 60 % des enseignants des autres pays européens.
  • Si la plupart des enseignants français (plus de neuf sur dix) déclarent utiliser fréquemment ou presque toujours les outils numériques pour préparer leurs cours, seule la moitié indique les mobiliser en classe pour guider leurs séances.
  • Moins d’un enseignant sur dix rapporte parvenir « beaucoup » à encourager l’apprentissage des élèves à travers l’utilisation du numérique (ordinateurs, tablettes ou tableaux numériques, par exemple), contre un enseignant sur trois en moyenne dans les autres pays européens.

Des besoins élevés de formation au numérique

« Ces données reflètent la difficulté des enseignants français à intégrer le numérique dans leurs pratiques pédagogiques». Pourtant, observent les les auteurs de cette note, « pour près de la moitié des enseignants français (une proportion similaire à l’Espagne, par exemple), la formation initiale abordait l’utilisation des TIC pour l’enseignement (TICE). Là où le bât blesse, c’est lorsqu’on les interroge sur la qualité de cette formation : seuls 16 % des enseignants français expriment un avis positif s’agissant de leur niveau de préparation, contre plus du tiers de leurs voisins européens en moyenne ».

  • 35 % des enseignants français expriment un besoin élevé de formation pour acquérir des compétences TICE, soit une proportion supérieure à tous les autres pays européens.
  • Seul un tiers d’entre eux a participé à une action de formation continue dans ce domaine au cours de l’année, contre un enseignant sur deux en moyenne dans les autres pays européens.

Des freins pratiques à l’intégration pédagogique du numérique

L’enquête conduite auprès des directeurs d’école révèle également une spécificité française liée aux problèmes d’équipements et de ressources matérielles qui contribuent également à freiner l’intégration pédagogique du numérique

  • Plus de deux directeurs français sur cinq soulignent ainsi « que l’accès insuffisant à Internet porte atteinte à la capacité de leur école à dispenser un enseignement de qualité ».
  • 57 %  d’entre eux (contre 17 % dans les pays nordiques, 23 % en Angleterre, 35 % en Espagne et 37 % en Flandre) évoquent un matériel numérique à usage pédagogique insuffisant ou inadapté.
  • Ces freins sont davantage signalés en éducation prioritaire (70 % et 76 %, respectivement) et pour les écoles situées dans les grandes villes (65 % et 73 %, respectivement).

L’article Une enquête de l’OCDE met en relief  les difficultés des professeurs des écoles à intégrer le numérique dans leurs pratiques pédagogiques est apparu en premier sur Laboratoire d'Analyse et de Décryptage du Numérique.


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Pour la quatrième année consécutive, l’étude Agrinautes prend la mesure de l’équipement numérique des agriculteurs et de l’utilisation qu’ils en font. Cette enquête, réalisée par BVA pour Terre-net Média et Hylte porte sur 1 210 agriculteurs.

Les taux d’équipement des agriculteurs sont légèrement supérieurs à ceux de la population : 67 % des agriculteurs disposent d’un ordinateur fixe, 60 % d’un ordinateur portable, 42 % d’une tablette et 71 % d’un smartphone.

Si l’ordinateur reste le principal vecteur utilisé pour se connecter à Internet, le smartphone est désormais utilisé par 58 % des agriculteurs pour se connecter (5 % en 2013).

60 % des agriculteurs se connectent plusieurs fois par jour

  • Pour leur activité agricole, 60 % des agriculteurs utilisent internet plusieurs fois par jour et 85 % au moins une fois par jour.
  • Les usages d’Internet sont repartis sur l’ensemble de la journée : avec des pics le matin (entre 6 et 9 heures) et le soir après 20 heures pour l’ordinateur et des pics entre 9 heures et 18 heures pour le smartphone

  • Les agriculteurs utilisent Internet essentiellement pour la consultation de la météo, les services bancaires, les données d’exploitations et les actualités professionnelles. Viennent ensuite les informations techniques, le machinisme et le suivi des cours et des marchés. Si l’ordinateur reste l’outil privilégié de consultation, la tablette et le smartphone sont fréquemment utilisés, en situation, pour la météo (45 % et 90 %) mais aussi pour prendre connaissance des informations techniques sur les cultures (39 % et 45 %), pour les petites annonces (64 % et 36 %) et pour les cotations agricoles (30 % et 42 %).
  • 60 % des agriculteurs utilisent au moins un réseau social pour trouver des informations relatives à leur activité. Les pages consultées sur les réseaux sociaux proviennent des fournisseurs, des firmes et constructeurs d’équipements ou encore d’autres agriculteurs.

72 % des agriculteurs ont au moins une application agricole installée sur leur téléphone.

En moyenne le téléphone de chaque agriculteur contient 4,2 applications.

Les usages recherchés à travers ces applications sont d’abord l’aide à la décision, « se cultiver, se tenir informer des actualités » (43,7 %) et les démarches administratives.

Les pratiques numériques des agriculteurs restent cependant bridées par des enjeux de couverture : 5 % ne bénéficient d’aucune couverture téléphonique au siège de l’exploitation, 7 % sur la parcelle. 11 % doivent se satisfaire d’une couverture téléphonique en 2G au siège de l’exploitation et 12 % sur la parcelle. Ceci vaut également pour les débits internet : 7 % des agriculteurs font état d’un débit inférieur à 512 kbs et 47 % d’un débit entre 512 Kbs et 2 Mbs.

39 % des exploitations utilisent au moins un objet connecté

Assez peu présents il y a encore cinq ans, les objets connectés font irruption en 2018 dans les exploitations.

Près de 40 % d’entre elles sont équipées d’au moins un élément connecté.

L’objet le plus courant est la caméra fixe de surveillance des animaux, consultable sur un smartphone, en passe d’être supplantée par les caméras à bord des tracteurs.

  • Les exploitations tournées vers l’élevage possèdent le plus d’objets connectés et particulièrement les élevages de porcs et de volailles (61 %).
  • 53 % des élevages de porcs et de volailles sont équipés d’alarmes par GSM, 11 % de détecteurs de niveau d’aliment et 14 % de distributeurs automatiques de concentré
  • (DAC).
  • Les élevages laitiers tendent à s’équiper en alarmes par GSM (17 %), et en caméras (21 %).
  • Les céréaliers quant à eux utilisent le plus les stations météo connectées.

Les objets connectés alertent ainsi les éleveurs à la moindre difficulté. Cette propriété des objets connectés présente aussi son revers : les alertes (fondées ou non) sollicitent en permanence l’attention et l’intervention des éleveurs. Cette situation de « qui vive » permanent engendre ainsi une tension nerveuse inutile.

 

Photographies : Nicolas Bertrand, Slagmulder Christian, Maitre Christophe, Inra

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« Vous vous demandez comment on peut jouer et faire jouer avec des algorithmes, de l’intelligence artificielle, de la gestion de mémoire ou d’autres concepts informatiques ? Vous pensez que ces concepts ne sont abordables qu’à partir du collège » ?

La Société informatique de France (SIF) organisait le 15 juin à Paris à la Gaîté Lyrique une journée «Info Sans Ordi  ». Tout au long de cette journée, les participants (des enseignants principalement) ont pu tester des activités animées par des chercheurs et informaticiens spécialistes de l’informatique débranchée : « Les marmottes au sommeil léger », « La barmaid aveugle avec des gants de boxes », « Le tri systolique », « Cache-cache avec la RAM », « De l’IA avec des gobelets », « Routage élastique », « Tours de magie binaire », « Alice déménage ».

L’informatique débranchée

A partir des travaux de Tim Bell, des informaticiens néozélandais ont mis en place il y a quelques années un programme d’enseignement des fondements de l’informatique, Computer Science Unplugged, avec le parti pris de transmettre quelques notions de base de façon ludique, et sans aucun recours à l’ordinateur. Ils ont réussi à montrer comment, si on peut passer des heures à cliquer sur une souris sans rien apprendre d’informatique, on peut aussi apprendre beaucoup d’informatique sans toucher une souris.

Selon Serge Abiteboul, directeur de recherches à l’INRIA,  titulaire de la Chaire d’Informatique et sciences numériques au Collège de France en 2011-2012, « l’informatique n’est pas juste la science des ordinateurs. Les enseignants le découvrent également aussi, notamment en primaire, à travers « l’informatique débranchée ». Les élèves apprennent loin de tout ordinateur, autour de jeux, les notions au cœur de l’informatique, comme l’information et sa communication, les algorithmes et les ressources qu’ils demandent ».

Selon Baptiste Mélès, «l’’informatique a la fâcheuse réputation d’être la science des ordinateurs. Quelle que soit sa spécialité, un « informaticien » sera toujours appelé à réparer l’ordinateur de son beau-frère ». Dans un article très stimulant, publié par la revue du CNRS Images des Mathématiques, il entreprend de montrer « qu’une part non négligeable des concepts et méthodes de la discipline informatique est indépendante du monde des ordinateurs … qu’on peut faire fonctionner Internet avec des pigeons voyageurs, que l’algorithmique peut accélérer la recherche d’un mot dans le dictionnaire et qu’il est parfois utile de faire de la programmation sur papier ».

En France, et notamment à Clermont-Ferrand, des enseignants du premier degré, des enseignants de mathématiques du second degré et des universitaires (informaticiens, mathématiciens et didacticiens de l’informatique) travaillent en France sur le concept d’informatique sans ordinateur comme une approche de l’enseignement de l’informatique, complémentaire de l’approche classique.

« L’idée directrice consiste à enseigner des notions fondamentales de la science informatique de façon ludique, sans aucun recours à des objets numériques. On utilise à la place des cartes, des jetons, des gobelets, des billes, etc. On met ainsi l’accent sur le contenu scientifique, sans se laisser éblouir ou au contraire rebuter par la technologie ».

L’article Apprendre l’informatique sans ordinateur est apparu en premier sur Laboratoire d'Analyse et de Décryptage du Numérique.


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« Msap mobile », Bus numérique, « service public itinérant » « car des services publics », « mairie itinérante », « Espaces Numériques Mobiles», Numeribus, « Cyberbus » « café numérique mobile» : l’appellation change selon les acteurs, les finalités affichées et les territoires. Comme le format ou la taille du véhicule : autocar, camionnette, minibus ou camping-car.

Principal point commun à ce foisonnement d’initiatives : aller au devant des personnes. Dans la majorité des cas, ces initiatives s’adressent plutôt aux territoires ruraux ou périurbains, mais peuvent aussi concerner, comme à Toulouse, les quartiers périphériques.

  • Certaines de ces initiatives mettent essentiellement l’accent sur l’accompagnement dans les démarches administratives
  • D’autres s’adressent principalement (voire exclusivement) au public des personnes âgées et des retraités : elles mêlent étroitement inclusion numérique, lutte contre l’isolement et tissage d’un lien social.
  • D’autres, enfin, sont plutôt centrées sur la culture numérique, avec des ouvertures vers l’initiation à la programmation ou vers la fabrication numérique.

Des services publics mobiles d’accompagnement aux démarches administratives

La Mairiebus à Toulouse

 

La Ville de Toulouse a mis en service en mai 2019 le Mairiebus. Ce bus équipé dessert plusieurs quartiers à raison d’une demi-journée par semaine. Les usagers peuvent y effectuer une gamme étendue de formalités administratives : demande de carte d’identité et passeport, transports, associations, impôts locaux « Les agents du « Mairiebus » répondront à toutes les questions et offriront même plus de services que les mairies de quartier… Aujourd’hui, les formalités liées aux cartes d’identité et aux passeports sont soumises à des procédures techniques et juridiques particulières. Toutes les mairies de quartier ne disposent donc pas des outils nécessaires pour gérer ces demandes… Contrairement au « Mairiebus ». Connecté à la 4G, il met également à disposition du public des informations municipales. Une attention particulière est portée aux personnes à mobilité réduite. 

Un « service public itinérant (SPI) dans l’Aisne

« La préfecture nous a donné carte blanche pour remettre des services publics là où il n’y en a plus, en réinventant une nouvelle forme de proximité pour les habitants » explique  le directeur général des services de la communauté de communes Thiérache Sambre & Oise. « Au départ, la cible, c’était ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer ou ne maîtrisent pas Internet : surtout les seniors. Mais la surprise, c’est qu’on voit aussi beaucoup de gens plus jeunes, qui viennent pour les cartes grises ou les impôts ».

Dans un véhicule aménagé (de type camping-car), doté notamment d’équipements informatiques (point multimédia connecté à internet, webcam, imprimante, scanner, téléphone, écran vidéo) et de deux espaces d’accueil, deux agents à temps plein circulent pour fournir des services de proximité aux habitants de 32 communes sur les 36 de la communauté de communes de Thiérache-Sambre et Oise. Ils ont été formés par chaque administration, où elles sont en contact avec des référents.

En un mois, le SPI fait le tour du territoire à raison d’une permanence par commune sur une demi-journée, le matin ou l’après-midi Les usagers bénéficient des services habituels des MSAP : accueil, information et orientation. Le SPI assure aussi une mise en relation avec les opérateurs et identifie les situations individuelles à leur soumettre particulièrement.

Le véhicule connecté représente un investissement de 100 000 euros. L’expérimentation réunit Pôle emploi, la CAF, l’Assurance maladie, la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT), la mutualité sociale agricole (MSA), la MDPH et la Mission locale de Thiérache.

Selon la Cour des Comptes, « depuis sa création, en janvier 2017, la fréquentation du SPI est limitée mais en progression (sur 12 mois : 610 personnes, 797 dossiers traités), soit une moyenne mensuelle de 51 usagers

Un Bus informatique à Cèze-Cevennes

Le bus informatique est un espace numérique convivial équipé de 5 ordinateurs portables, 5 tablettes, 1 imprimante-scanner, 1 téléphone et 1 accès Internet. Son équipe accompagne les personnes dans les démarches administratives en ligne. Le bus informatique accueille aussi le service du relais emploi De Cèze Cévennes. D’autres services viendront bientôt s’ajouter dans le bus, comme la possibilité de faire ses papiers d’identité ou de déposer une pré-plainte. Ce service est soutenu par la Caf du Gard et le Conseil départemental.

Bus informatique à Cèze-Cevennes: L’organisation est bien différente par rapport à un bureau « normal ». Il faut une logistique plus importante.

Dans le bus informatique on peut faire toutes ses démarches en ligne comme : consulter et postuler aux offres d’emploi, envoyer un mail à son conseiller Pôle Emploi, demander une prestation sur le site de la Caf, scanner un document à envoyer à un organisme, demander un renouvellement de permis de conduire, faire un changement d’adresse de carte grise, faire une cession ou un achat de véhicule, pré-remplir la demande pour faire sa pièce d’identité, créer ou consulter une boîte mail, acheter des titres de transport, imprimer des documents, appeler un organisme, faire un CV ou une lettre de motivation.

Les personnes peuvent apporter leur propre matériel et faire une démarche à partir de celui-ci. Y a-t-il des intervenants ?

Il y a une conseillère du relais emploi, 2 services civiques de la Caf, 1 service civique du Département.

Quelles sont les demandes les plus fréquentes ?

Depuis le lancement du bus informatique, les demandes les plus fréquentes sont au niveau du service Préfecture avec les cartes grises (cession de véhicule, changement d’adresse, achat d’un véhicule) et au niveau de la Caf. Le site de Pôle emploi avec les consultations des offres et l’envoi d’attestation employeur/bulletin de salaire se situe tout juste derrière.

 Comment s’organise-t-on quand on a un bureau sur roues ?

L’organisation est bien différente par rapport à un bureau « normal ». Il faut une logistique plus importante. Les communes doivent être au courant de la tournée du bus informatique afin qu’il puisse se garer facilement le jour d’arrivée. Pour cela, elles ont un planning qui leur est envoyé deux ou trois mois avant. Il faut compter le temps de trajet qui est différent selon les communes. Ensuite, pour pouvoir brancher la box pour le réseau internet, l’imprimante et les ordinateurs et tablettes il faut un branchement électrique adapté avec une rallonge. Dans chaque commune, il y a une prise électrique à proximité des emplacements. Une fois sur place et branché au réseau électrique, on sort le matériel et on adapte le bus à l’arrivée des personnes (tourner les sièges, rajouter une table…). Après quelques semaines, on est bien à l’aise dans l’organisation et la conduite d’un bureau sur roues

Source

Le PIMMS mobile de Portes de Provence (Drôme)

Emanation de la Maison de Services au Public Drôme-Sud Provence, le Pimms mobile réunit en un seul lieu :

  • un Point d’Information et de Médiation Multi Services (PIMMS),
  • un Espace Public d’accès à Internet (EPI),
  • une Maison de Services Au Public (MSAP) et
  • un Point TER (SNCF)

« De l’information de premier niveau à l‘accompagnement dans des démarches spécifiques, l’agent de médiation apporte aide et conseils personnalisés en rapport à la mobilité, l’accès aux droits, les prestations sociales, la demande d’emploi ou encore la naturalisation ». Il bénéficie de l’appui et donne accès aux services des partenaires de la MSAP Drôme-Sud Provence : Carsat, SNCF, La Poste, Edf, Enedis, Veolia.

Un Pimms mobile expérimental à Quéménéven en Bretagne

Les communes de Quéménéven, Plogonnec et Edern ont été retenues pour cette expérimentation en raison de leur éloignement. Ce Pimms mobile a été inauguré en septembre 2018. Le véhicule est aménagé en trois zones pour accueillir le public, une zone d’attente, un espace numérique avec internet et enfin une zone médiation. Ce fourgon aménagé stationnera dans les communes retenues deux fois par mois. Le PIMMS Quimper offre également la possibilité d’expliquer l’utilisation du chèque énergie sur les territoires, aide à la compréhension des factures énergétiques etc… L’expérimentation durera six mois et pourra être étendue : elle est soutenue par EDF, Veolia Eau, la SNCF, l’Opac, la Carsat, Enedis et La Poste.

Le Pimms mobile du Grand Longwy

Ce territoire rural, mal desservi par les transports en commun, est « est très touché par la précarité et la précarité énergétique en particulier ». Le PIMMS mobile a été créé en 2015 par le PIMMS du grand Longwy. « Le PIMMS mobile sera la première étape dans la détection des besoins et d’information pour les publics fragilisés. Les agents de médiation du PIMMS spécialement formés pour lutter contre la précarité énergétique pourront aider les personnes à faire des économies d’énergie et ainsi mettre en place un climat de confiance avec les usagers »

L’objectif de ce PIMMS mobile est d’apporter l’offre de service de la MSAP directement auprès de la population.

Le véhicule est composé : d’un sas d’accueil avec deux sièges, d’une cloison fixe avec une porte séparée cette partie de la partie bureau d’accueil, d’un bureau de confidentialité équipé d’un ordinateur avec Internet, d’une imprimante et d’un téléphone portable permettant l’accueil et la réalisation de médiations. Le véhicule est climatisé et chauffé dans les deux parties. Le PIMMS mobile est soutenu par la communauté de communes et par ENEDIS, ENGIE, Veolia, Bâtigestion, la Poste, Pôle emploi, CPAM, CAF. En 2016, le PIMMS mobile avait accueilli 391 personnes.

La Msap mobile de Tonnay Charente (Charente Maritime)

Le Centre Social de Tonnay-Charente gère depuis de longues années une maison de services publics labellisée Maison de Services au Public (MSAP) en 2016. En collaboration avec les services de l’Etat et de la Région, le centre social CAP Tonnay-Charente a testé en 2018 cette « annexe itinérante ».

Cette MSAP mobile se propose de faciliter le recours aux droits communs, de contribuer à l’autonomie des usagers en termes d’accès aux services publics en général et de repérer les personnes sans accompagnement les plus éloignées des services. Elle prend la forme d’un véhicule aménagé (camion avec équipement numérique, pouvant recevoir circule dans les communes volontaires, sur des territoires ruraux, des hameaux, éloignés des centres de ville ou de village. Le véhicule est stationné dans des endroits choisis et à des horaires déterminés à l’avance. Une communication est mise en place auprès des mairies, des habitants, des partenaires et des réseaux numériques. Parallèlement Pôle Emploi, la Mission Locale, l’ADMR, la MSAP-MIS de Marennes relaient aussi l’existence de ces permanences.   Ce « Centre social itinérant » est soutenu par l’État, la Région, la communauté d’agglomération Rochefort Océan, la CAF, le Sillon Solidaire. L’investissement global, pour l’achat et l’aménagement du camion, ainsi que le matériel informatique et bureautique, se monte à 40 000 euros.

BUS 77 (Seine et Marne)

Initié par une association d’insertion, l’Aideale, ce mini-bus itinérant «  permet d’améliorer l’accompagnement des publics à acquérir une meilleure connaissance, compréhension et utilisation de l’outil informatique et l’accès à Internet afin de rendre plus accessibles les démarches dématérialisées…. C’est aussi un lieu d’accueil et d’écoute où chaque personne est libre de partager et d’échanger sur ses expériences autour d’un café ». Il bénéficie du soutien de la Caisse d’allocations familiales (CAF 77), de la Mutualité sociale Agricole (MSA) et de la CNAV Île de France.

Les « Espaces Numériques Mobiles » en Normandie

Depuis 2017, un bus numérique sillonne une trentaine de communes en Normandie  (principalement dans la communauté de communes des Villes Sœurs et dans les communes de Caux Seine agglo). « Il est accessible à tous gratuitement : demandeurs d’emploi, autoentrepreneurs, femmes aux foyers, salariés, jeunes et moins jeunes pour permettre de réaliser ses démarches en ligne (recherche d’un emploi, déclaration d’impôt…) et apprendre l’usage du numérique ».

Les Espaces numériques mobiles (ENM) sont des véhicules équipés d’une connexion satellitaire, de dix ordinateurs portables et d’un système d’impression. animateurs se rendent au plus près des publics concernés, notamment dans les territoires ruraux, pour déployer une offre de formation adaptée.

Ici, l’initiative vient du Réseau des Ateliers de Pédagogie Personnalisée, qui réunit cinq organismes de formation régionaux (FODENO Le Havre, Alfa, le CLIPS, Education et Formation, Forjecnor 2000 et Média-Formation). Cette initiative, relayée par les communes, bénéficie d’un financement européen FEDER et du soutien financier du Fonds Caisse d’épargne Normandie pour l’initiative solidaire, de la MACIF, de Pole Emploi, de la CAF et de la Caisse des Dépôts (CDC).

Un Car des services publics  à Cahors (Lot)

Le Lot a expérimenté, entre octobre 2018 et janvier 2019, un « car des services publics » , appelé à se déplacer dans 12 communes éloignées de Cahors. Au volant, deux agents polyvalents formés pour répondre aux questions administratives. Ils accompagnent les personnes dans la réalisation de leurs démarches, les orientent, les mettent en relation directe avec les bons interlocuteurs et suivent leurs dossiers auprès des organismes. Cette expérimentation, pilotée par la préfecture du Lot et la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) s’inscrivait dans le cadre la démarche « Carte blanche » du programme Action Publique 2022.

Des dispositifs itinérants pour aller au devant des personnes âgées

La Loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leur relation avec l’administration avait ouvert la possibilité de mettre en oeuvre d’une offre mutualisée de services publics, notamment en milieu rural, de façon itinérante.

Cette idée resurgit périodiquement. En mai 2016, le Comité interministériel aux ruralités envisageait le développement de « nouvelles formes d’offres de services au public, fondées sur le déploiement d’unités mobiles, vers les habitants qui en ont le plus besoin ». Il préconisait « la création de services publics itinérants adossés à des maisons de services au public en activité. Des véhicules spécialement aménagés desserviront ces territoires ruraux et proposeront aux habitants les services publics essentiels (aide sociale, Pôle emploi, aides au logement, sécurité et délivrance de titres réglementaires, etc.) ».

Le Bus Numérique en région Centre Val de Loire

Un bus numérique arpente depuis 18 mois les communes du Centre-Val de Loire. Au-delà de l’initiation à l’informatique, les ateliers itinérants à bord du Bus Numérique se donnent l’objectif de « donner les clefs du « bien vieillir et de favoriser le maintien du lien social ». Un organisme de formation agréé, Solutions Vie pratique, assure la mise en œuvre de cette expérimentation, avec un bus équipé de douze ordinateurs portables et d’un écran géant, avec une centrale de réservation, des équipes de formateurs spécialisées et des chauffeurs-accompagnateurs. Cette expérimentation (évaluée à 495 000 €) est financée par les caisses de retraite (Carsat, MSA, SSI et le comité Centre Agirc-Arrco) dans la région Centre – Val de Loire. Il bénéficie de la participation financière des Conseils Départementaux.

Un Bus numérique en Nouvelle Aquitaine

Un autre bus numérique, opéré lui aussi par la société Solutions Vie pratique, parcourt l’ancienne région Aquitaine depuis 2016. En 2017, il s’était arrêté dans 170 villes, dont 85 dans le seul département de Gironde. Le bus numérique propose des ateliers collectifs de 3 heures qui « s’adaptent à tous niveaux et peuvent cibler des thèmes en particulier et répondre aux besoins directs des personnes » : apprendre à utiliser des outils pour garder des liens avec leurs proches ou acquérir une certaine autonomie dans la gestion quotidienne de leurs démarches administratives. Ce projet associe le Département de la Gironde la Caisse d’Assurances Retraite et Santé au Travail (CARSAT), la Mutualité Sociale Agricole (MSA Gironde) et le Régime Social des Indépendants (RSI Aquitaine).

LISA, un lieu d’Information Seniors & Autonomie (Arche Agglo, Drôme)

La communauté d’agglomération ARCHE (Communauté d’agglomération Hermitage-Tournonais-Herbasse-Pays de Saint Félicien) a mis en place un lieu d’Information Seniors & Autonomie. Un camping-car aménagé et connecté circule le mercredi et vendredi dans les 41 communes de l’agglomération. Il propose une aide aux démarches administratives tout en contribuant « au lien social autour d’échanges et d’écoute ». Le lundi et le jeudi, il propose des ateliers numériques en direction des seniors au Centre Socioculturel de Tournon-sur-Rhône. Le camping-car est également utilisé par le Centre Socioculturel pour des animations de proximité en direction de la jeunesse (le samedi et les vacances scolaires).

Le bus API (Animation, prévention, information) dans le Jura

Depuis le 13 mai, le bus API (Animation, prévention, information) sillonne les villages du Jura. Ici, le bus est opéré par l’ADMR, le principal réseau associatif de services à la personne. Le Bus API ADMR est aménagé pour accueillir jusqu’à 12 personnes. « Les animations que nous proposons dans le bus API, ateliers mémoire, cafés numériques, jeux, bricol’âge, répondent à une attente, commente le directeur fédéral de l’ADMR du Jura. « Notre action est financée par la Conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie, l’un des dispositifs de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement. Grâce à ce soutien, nous pouvons aller au plus près des territoires, particulièrement dans les petites communes de 300 à 700 habitants pour animer, faire de la prévention et informer les personnes fragilisées ou isolées géographiquement ».

Des initiatives de même nature sont initiées par les caisses de retraite dans d’autres régions.

  • En Nord-Picardie, la Carsat expérimenté un « centre itinérant retraite » qui stationne dans les dans les villes du département pour répondre aux questions des habitants, avec ou sans rendez-vous.
  • Le groupe Malakoff-Mederic (gestion des retraites complémentaires) avait organisé en 2017-2018 avec la société Solutions Vie Pratique, la tournée nationale d’un « Bus Numérique » avec 115 journées de formation, réparties sur 23 villes-étapes.

Des équipements nomades pour promouvoir l’autonomie numérique

Les Cyberbus en Guadeloupe

La Région Guadeloupe a initié le dispositif  Cyberbus, en 2009 : deux camions « qui vont à la rencontre de la population guadeloupéenne, en privilégiant tous ceux qui sont susceptibles d’être exclus de la société de l’information ». Les établissements scolaires, les associations, les collectivités, peuvent déposer une demande pour utiliser les Cyberbus. En 2013, le programme d’activité de ces ateliers mobiles a été réorienté vers l’information des jeunes et des demandeurs d’emploi sur les dispositifs régionaux de formation

 Germaine : un « café numérique » mobile (Vendée)

L’initiative revient a la Fédération de centres sociaux de Vendée.

Le « café Germaine » est un véhicule aménagé sillonne le département : il invite « les habitants à se réunir, à débattre, à prendre en main des logiciels de communication virtuelle, à bricoler des objets du quotidien… Le véhicule abrite des tables, des chaises, une imprimante 3D, des ordinateurs, des petits robots, une imprimante 3D, des tablettes tactiles, des consoles de jeux, et une machine à café. « Avec tout cet équipement, guidé par un animateur numérique, on peut s’initier à l’encodage, surfer sur internet, maîtriser de nouveaux logiciels, bidouiller un objet avec une imprimante 3D, lire, discuter, organiser un repair café (pour réparer son grille-pain ou son aspirateur), apprendre à faire des meubles avec des palettes… ». Germaine dispose aussi d’une web radio, pour se faire connaître et faire connaître les projets locaux.

Un bus numérique dans l’Orne

Dans l’Orne, l’impulsion vient du Conseil départemental. Il a mis à la disposition de d’une association, La Boîte aux Lettres (spécialisée dans l’accompagnement des adultes en difficulté dans les savoirs comme l’écriture, le calcul et l’écriture) un bus réaménagé. Un formateur professionnel et un bénévole accueillent les personnes désireuses d’être aidées dans leurs démarches administratives dématérialisées. Outre cette mission première, l’association La boîte aux lettres s’est fixé un second objectif : former les personnes en difficultés pour les rendre autonomes. Le bus se rend en priorité dans les communes où aucune structure d’initiation à l’informatique et numérique n’est présente.

Le bus effectue un cycle de 12 semaines dans la même commune à intervalle régulier. Cette initiative a reçu le soutien de starTech Normandy, de BijOrne, d’Orange et de La Poste.

Le Numéribus dans la Loire

Dans le département de la Loire, la Direction départementale du livre et du multimédia (DDLM) a entrepris de reconvertir un musibus (destiné à promouvoir le prêt d’œuvres musicales) en numeribus : des salons numériques itinérants. Conçu comme un espace de lecture publique “hors les murs”, ce numeribus offre de nombreuses animations pour présenter l’offre de la Médiathèque numérique (dont les contes numériques : « une autre façon de raconter des histoires »), accompagner la découverte de la lecture numérique (tablettes), découvrir le codage en manipulant des robots ou s’initier au fonctionnement des imprimantes 3D. Le Numéribus a, lui, été inauguré le 1er février 2018. Le Numéribus se déplace à la demande des bibliothèques municipales ou communautaires.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de Quai 42, le projet numérique de la Direction départementale du livre et du multimédia (D.D.L.M.). Le Laboratoire des usages et des pratiques innovantes (Lupi) a été missionné pour étudier une future version du Numéribus.

Un foisonnement d’initiatives, disparates au regard des objectifs, des publics visés, et des modes de financement

  • Le recensement qui précède est incomplet
  • De près ou de loin, Cette nouvelle génération d’équipements, de médiateurs et de formateurs itinérants s’inspire des bibliobus, inventés dans les années trente par des militants du développement de la lecture publique. Après un essor continu, au cours des années 60 et surtout dans les années 80, le mouvement des bibliobus amorce un déclin dans les années 90. Leur nombre est passé de 260 en 2010 à 210 en 2016. Certaines bibliothèques emploient désormais ces véhicules dans le cadre de projets numériques, par exemple pour proposer du matériel (tablettes, imprimantes 3D…) ou des animations spécifiques.
  • A la différence des bibliobus, qui desservaient aussi bien des publics urbains que ruraux, la grande majorité des initiatives recensées plus haut sont tournées vers les territoires ruraux et periurbains.
  • Selon les cas, l’initiative vient des Caisses de retraite, du département, des communes et intercommunalités, des Centres sociaux et parfois des préfectures. Dans certains cas, c’est une association ou un opérateur de services a la personne qui promeut (et, au final, qui opère) le service, après avoir réuni un tour de table de financeurs publics (et parfois privés, comme des fondations).
  • Les données sur le nombre de personnes qui bénéficient de ces services itinérants sont fragmentaires.
  • Dans le cadre d’un rapport consacré à l’accès aux services publics dans les territoires ruraux, la Cour des Comptes s’est penchée sur les « services publics itinérants ». Au nombre d’une quinzaine, « elles répondent à un réel besoin dans les territoires ruraux pour des usagers qui connaissent des difficultés de déplacement mais ne touchent, jusqu’à présent, qu’un public très limité ».

L’article En bus, en camionnette ou en camping-car : quand médiateurs numériques et services publics vont au devant des usagers est apparu en premier sur Laboratoire d'Analyse et de Décryptage du Numérique.


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Le titre professionnel de « Conseiller médiateur en numérique », bien connu des animateurs d’espaces publics numériques (EPN), va laisser la place, en juillet prochain, à un nouveau titre professionnel : celui de « responsable d’espace de médiation numérique ».

Le nouveau titre professionnel figure désormais dans le Répertoire national des certifications professionnelles : à partir du 13 juillet et pour une durée de cinq ans.

Il définit, pour ce titre professionnel, trois « blocs de compétence » :

  • Accompagner différents publics vers l’autonomie dans les usages des technologies, services et médias numériques ;
  • Contribuer au développement d’un espace de médiation numérique et de ses projets ;
  • Contribuer à la gestion d’un espace de médiation numérique et animer ses projets collaboratifs.

Un élargissement des missions

La nouvelle rédaction du référentiel d’emploi élargit considérablement ses missions.

Alors que le Conseiller médiateur en numérique avait pour mission de « mettre en oeuvre des actions de médiation à destination des utilisateurs pour favoriser leur autonomie avec les pratiques, les technologies, les usages et les services numériques », le responsable d’espace de médiation numérique  se voit confier la mission de « gérer, animer et développer un espace collaboratif de type tiers-lieu (espace public numérique, fab lab, espace de coworking, etc.) proposant des actions destinées à favoriser les usages et pratiques autonomes des technologies, services et médias numériques de larges publics. En lien avec les acteurs de son territoire, il facilite la création de projets coopératifs construits autour de communautés d’intérêts ».

 Aux trois blocs de compétences sont  associés trois Certificats de compétences professionnelles (CCP)

CCP 1 : Accompagner différents publics vers l’autonomie dans les usages des technologies, services et médias numériques)

  • Élaborer des programmes d’actions de médiation facilitant l’appropriation des savoirs et des usages numériques.
  • Concevoir et produire des ressources pédagogiques et documentaires pour différents supports.
  • Accueillir différents publics, les informer et proposer des actions de médiation numérique.
  • Préparer et animer des actions de médiation individuelles et collectives dans différents environnements numériques

CCP2 : Contribuer au développement d’un espace de médiation numérique et de ses projets)

  • Effectuer un diagnostic de territoire des besoins numériques.
  • Contribuer au développement et à la pérennité financière d’un espace de médiation numérique.
  • Développer des partenariats et des collaborations avec des acteurs du territoire.
  • Promouvoir un espace de médiation numérique et ses projets par une communication multicanale interne et externe.

CCP 3 : Contribuer à la gestion d’un espace de médiation numérique et animer ses projets collaboratifs)

  • Contribuer au suivi administratif et comptable d’un espace de médiation numérique.
  • Assurer l’entretien et la maintenance du matériel numérique d’un espace de médiation numérique.
  • Faciliter et accompagner des projets collaboratifs dans des communautés physiques et à distance.

 Et des secteurs d’activité

Le référentiel élargit, par ailleurs, les secteurs d’activité dans lesquels s’exerce la fonction de responsable d’espace de médiation numérique »

  • Collectivités territoriales
  • Bibliothèques-médiathèques
  • Maisons de l’emploi
  • Maisons des jeunes et de la culture
  • Organismes culturels
  • Établissements scolaires
  • Associations
  • Centres sociaux et socioculturels
  • Entreprises d’insertion
  • Organismes de formation
  • Entreprises de services numériques
  • Prestataires indépendants

Le référentiel, enfin, révise la liste des métiers concernés ou reformule leur intitulé:

  • Animateur d’espace public numérique/animateur EPN
  • Animateur numérique
  • Animateur multimédia
  • Animateur TIC
  • Coach numérique
  • Coordinateur EPN
  • Coordinateur numérique
  • Coordinateur multimédia
  • Fabmanager
  • Facilitateur de tiers-lieu
  • Formateur multimédia
  • Formateur numérique
  • Gestionnaire de tiers-lieu
  • Médiateur numérique
  • Responsable de tiers-lieu
  • Responsable EPN

Le titre professionnel de « Conseiller médiateur en numérique » avait fait son apparition en 2016. Il remplaçait celui de Conseiller(ère) et assistant(e) en technologies de l’information et de la communication (CATIC), qui datait de 2011.

L’article Le « conseiller médiateur en numérique » devient « responsable d’espace de médiation numérique » est apparu en premier sur Laboratoire d'Analyse et de Décryptage du Numérique.


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Le programme des Micro-Folies est un dispositif de politique culturelle « Hors les murs ». Ces espaces modulables intègrent un musée numérique, un Fab-Lab, un espace de rencontre « et permettent à ses visiteurs de se situer des deux côtés de la création en étant spectateur mais également créateur ».

À l’origine, les Micro-Folies sont un concept mis en œuvre, en 2017, par l’établissement public du parc et de la Grande Halle de La Villette, avec une douzaine d’opérateurs nationaux (musée du Louvre, Centre Georges-Pompidou…). Il s’agit d’un kit proposé aux collectivités territoriales afin de favoriser la démocratisation culturelle.

«Ce concept peut s’implanter dans un bâtiment existant ou dans un nouvel équipement.  Cet espace se décline autour d’un musée numérique, permettant de découvrir des œuvres virtuellement, d’un espace scénique ouvert à des spectacles vivants et des manifestations culturelles, d’un FabLab, d’un café et d’éléments pédagogiques autour des œuvres présentées. Cette souplesse et cette modularité permettent une ouverture aux habitants et aux acteurs culturels locaux, afin d’impulser une vraie dynamique de proximité ».  Un partenariat entre les ministères de la Cohésion des territoires et de la Culture s’est construit pour promouvoir cette démarche innovante. Éligible à la dotation des crédits de la politique de la ville, le dispositif a également pour ambition de créer une dynamique avec les projets culturels des territoires. Il bénéficie d’un accompagnement des services de l’État. Le coût d’adhésion au réseau des Micro-Folies s’élève à 15 000 €, montant pris en charge par le ministère de la Culture».

 

 

En 2018, le ministère de la Culture avait initié le déploiement de 200 Micro-Folies, en ciblant tout particulièrement les territoires culturels prioritaires, les bassins de vie les moins bien dotés en équipements culturels.  Ces 200 Micro-Folies sont aujourd’hui ouvertes ou en cours d’ouverture.

A l’occasion de l’installation du Conseil national des Tiers-Lieux, le ministère de la Culture  a annoncé une extension du programme Micro-Folies, avec l’objectif d’ouvrir d’ici trois ans 1 000 Micro-Folies sur le territoire hexagonal et ultramarin. Un co-financement de l’Etat entre le ministère de la Culture et le ministère de la Cohésion des Territoires sera mis en place afin de déployer les 800 nouvelles Micro-Folies.

L’initiative des Micro-Folies fédère et mobilise entre autres 12 des grands opérateurs du ministère de la Culture, partenaires initiaux du projet (le musée du Louvre, le CNAC Georges-Pompidou, le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, la RMN-Grand Palais, le Château de Versailles, le Musée Picasso, Universcience, la Cité de la musique-Philharmonie de Paris, le Musée d’Orsay, l’Opéra national de Paris, l’Institut du Monde Arabe et le Festival d’Avignon).

 

Crédit photo : X-Javier: Atelier WikiSevran   à la Micro-Folie de Sevran

L’article Déploiement d’ici 2022 de 1 000 Micro-Folies, une nouvelle génération de tiers-lieux, culturels et numériques est apparu en premier sur Laboratoire d'Analyse et de Décryptage du Numérique.


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