Le gouvernement annonce une nouvelle stratégie pour le numérique inclusif


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En clôture du NEC Lens, Jean-Noël Barrot, ministre délégué en charge de la transition numérique et des télécommunications, a dessiné les grandes lignes du futur dispositif des conseillers numériques.

Le ministre a donné le coup d’envoi de l’acte 2 de la stratégie nationale pour un numérique inclusif, soulignant la volonté de l’Etat de s’engager dans « une logique de pérennisation du dispositif. »

Quel avenir pour le programme Conseillers Numériques ?


Plus de 70 millions d'euros ont été débloqués par l’Etat pour financer le dispositif en 2023. Ce montant s’ajoute aux crédits de 250 millions d’euros, approvisionnés dans le cadre du plan de relance de 2020.

Le ministre a affirmé l’engagement de l’Etat à assumer sa part pour la médiation numérique sur plusieurs années, expliquant que « l’objectif est de reconduire les contrats dans la durée. »

Mais le gouvernement n’a pas pour autant l’intention de financer l’intégralité du dispositif et appelle à « une nouvelle articulation des modes de financement. » , appelant ainsi les acteurs locaux, notamment les collectivités, à prendre leur part.

Selon Jean-Noël Barrot, la réussite de cette politique publique réside dans deux conditions :
  • Un investissement dans la durée de l'Etat
  • Un engagement conjugué de coalitions d'acteurs durablement mobilisées dans les territoires

Pour basculer du plan de relance à des crédits budgétaires réguliers, le ministre a évoqué un modèle hybride intégrant « l’Etat, les collectivités, les associations mais aussi le monde de l’entreprise. »

Une gouvernance de l’inclusion numérique pour réactualiser la stratégie nationale


Dans la continuité de la stratégie nationale pour un numérique inclusif lancée en 2018, une démarche de concertation va être lancée par le programme société numérique de l'ANCT afin de l’actualiser, à l’aune des différents dispositifs (Pass numériques, Aidant Connect, Conseillers Numériques France Services) déployés depuis, et du contexte post-covid.

Cette nouvelle feuille de route devra à termes livrer une planification des actions jusqu’à 2027 selon trois axes :
  • Créer une gouvernance de l’inclusion numérique
  • Favoriser une approche territoriale de la mission de médiateur numérique
  • Accompagner l'action engagée de consolidation de la filière métier de la médiation numérique

La gouvernance de l'inclusion numérique sera fondée à l’échelle nationale, avec l’ambition « d’anticiper les enjeux de moyen terme au niveau local pour garantir les synergies de tous les acteurs de l'inclusion sur le territoire. »

Selon le ministre, cette organisation locale devra « permettre le portage salarial à un niveau qui ne pénalise pas le schéma d'emploi des collectivités. Elle les maintiendra dans une situation de stratège du déploiement local. Cela permettra des mutualisations de moyens et le rayonnement des conseillers numériques au-delà des murs des structures qui les accueillent. »

Filière professionnelle et formation


L’Etat annonce également engager un chantier sur la reconnaissance de la profession de médiateur numérique, aussi bien dans le secteur public que privé. L’objectif est de « sécuriser les parcours professionnels des médiateurs numériques et de faire monter en gamme l’offre de formation. »

Cet engagement de développement de l'emploi et des compétences annoncé par le ministre sera lancé avec le ministère du travail, l'ANCT, la Mednum et les représentants du secteur.

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